Pin Pon ! Quand Michèle Alliot-Marie se la joue ministre sanitaire

Publié le par Milton Dassier

Auteur du dessin : Nicolas Davot

 

Non, il vaudrait mieux dire de la sécurité sanitaire, ce serait plus juste. Bizarre tout de même, cette façon de faire d’une grippe, la menace du siècle !

Mais oui, il ne s’agit ni de la peste, ni du choléra ni même du sida mais d’une grippe pas plus mortelle que les autres. Car chaque année voit son cortège funéraire de décédés de la grippe sans que cela ait provoqué la moindre réaction officielle chez quiconque. Mais cette année sera l’année de la grippe mexicaine, ça vient de sortir.

 

Finalement, elle est arrivée à point nommé cette petite grippe porcine. Non ?

Crise économique mondiale, morale en berne des populations des pays développés ou en voie de développement. Mais qu’est-ce qui va nous tomber sur la tête encore ! Sans doute, la colère des peuples vis-à-vis de dirigeants incapables de prévoir la crise ou de mettre en place un nouveau système plus humain, a-t-elle refroidi la confiance des populations. Il fallait donc se rattraper, se la jouer bon docteur, bon soignant avec le souci de l’humain pour une fois.

 

Il faut dire que les deux ministres montées en première ligne étaient plutôt dans la ligne de mire des français. Bachelot, la fossoyeuse de l’accès aux soins pour tous et de l’hôpital, se devait de donner une image plus positive. Alliot-Marie et son bilan calamiteux en matière de sécurité malgré 23 lois en sept ans, son approche de la chaise vide dans une France outre-mer au bord de la crise de nerf au début de l’année en faisait au mieux une incompétente bornée et arrogante.

 

Ce qui serait très drôle, c’est que lors d’une prochaine manif, des centaines, des milliers de gens soient arrêtés au nom de la future loi sur les cagoules et autres masques du visage, juste pour avoir porté des masques sanitaires. Parfois, un masque ça sert à se protéger et à protéger les autres à défaut de faire rire.. Mince on l’avait oublié du côté de la place Beauveau !

 

Facile alors, avec la complicité de médias avides de sensationnel bon marché, de faire monter le soufflé de l’angoisse face à la maladie planétaire. Sortons les mouchoirs.

 

Tout cela est révélateur de la façon dont on utilise la santé pour l’assimiler à la sécurité. Par de curieux glissements sémantiques, on passe de la santé publique à la salubrité publique puis à la sûreté publique. Bientôt on ne passera plus de menottes pour immobiliser un suspect mais  une camisole de contention attachée avec des épingles de sûreté.

 

Goût pour l’ordre, la morale et la propreté.. Société sécuritaire, obsession du sanitaire. Tout ça a un parfum de chiotte.

 

N’oubliez pas la dame-pipi en sortant !

 

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