Sida et prévention: parlez couverts

Publié le par Milton Dassier

Par JCM que je remercie de me laisser le publier tant il apporte un éclairage précieux à ce problème qui fait polémique

L’utilisation ou non du préservatif relève d’un choix personnel et il est peu probable que le discours d’un Pape ou d’un Eveque ait la moindre incidence pratique dans la réalité. Quoiqu’acheter des préservatifs envoyés en Afrique pour les détruire ne tombe pas sous la protection se cette remarque.

Au delà de l’indépendance supposée entre message théologique à valeur morale et retombées pratiques sur le comportement des gens, l’épiscopat s’est-il rendu coupable de divulgation de fausses informations qui engagerait sa responsabilité devant les instances “mortelles ? 

L’Eveque d’Orléans utilise curieusement la logique rationnelle pour présenter des conclusions fausses. La taille infime du diamètre du VIH rapprochée de la porosité des préservatifs amène un esprit cartésien à la conclusion que le préservatif n’est pas fiable : c’est parfaitement logique, et pourtant faux, la vérification expérimentale prouvant tout simplement l’erreur et invalide l’hypothèse logique. Là, il y a une évidente malhonneteté intellectuelle de l’Eveque, évidemment au courant.
En revanche, une autre technique est utilisée pour discréditer le préservatif : celle de l’exception : en effet, le préservatif n’est pas fiable à 100% , mais à 99,5% pour des raisons qui peuvent tenir à des défauts de fabrication, de distribution, ou des maladresses d’emploi : on utilise ici l’impossibilité du risque zéro absolu.
Là encore il s’agit d’un argument rationnel, et pourtant déraisonnable car ces accidents rarissimes ne sauraient remettre en cause la validité du message sur la protection apportée par lepréservatif....pour ceux qui l’utilisent ( remarque importante, pour ceux qui l’utilisent seulement ). Alors , il serait peut-être bon que les porteurs du sida ne soient plus victimes des désinformations similaires véhiculées par les associations sida ou les autorités elles-mêmes, car depuis plus d’un an , nous savons aussi, nous, porteurs du VIH, que la fidélité, ni la chasteté, NI LE PRESERVATIF, ne sont les seuls moyens de prévenir le sida : les traitements bloquent eux aussi la transmissibilité du virus.

Certains malades, pas tous, bénéficient du courage de certains médecins qui informent des couples sérodiscordants sur les moyens d’avoir des rapports sexuels sans préservatif en toute sécurité. On remarquera à cet égard dans ce qui suit mais pas seulement, un tout récent jugement en Suisse qui a totalement disculpé un séropositif inculpé pour avoir eu des rapports non protégés , au titre qu’il ne pouvait pas transmettre leVIH, sa charge virale étant indétectable.
Ici, il faut approfondir et expliquer la duplicité des associations sida qui empechent la divulgation de telles informations, essentielles pour nous, les malades soignés. Les associations qui condamnent les malhonneteés intellectuelles de l’Eveque d’Orléans et la position de l’Eglise, utilisent exactement les mêmes ruses qu’elle à nos dépens.

Elles véhiculent une objection Logique tout autant que fausse, à savoir la présence de trace de VIH dans les sperme malgré la charge virale indétectable. Ainsi , nous resterions contaminants ! Objections d’une logique implacable, aussi crédible en réalité que la taille ultramicroscopique du VIH pour passer à travers le préservatif : logique mais faux ! Les chercheurs savent aujourd’hui que malgré cette objection, il n’y a pas de contamination liée à cette observation .

Alors, les associations ont recours à un autre argument, le même que celui avancé par L’Eglise : la protection n’est pas assurée à 100% mais à 99%, et ces seules exceptions devraient suffire à empecher qu’une information aussi “dangeureuse” parvienne aux oreilles du public. Mais alors, pourquoi ces associations prétendent-elles que le préservatif n’est pas dangeureux à ce même titre !!!
Car en définitive, à cause de cette attitude des associations qui prétendent défendre nos intérets, bien des gens s’imaginent qu’un séropositif est un contaminateur dangereux, alors que des tas de gens qui de toutes façons ne mettent pas de préservatifs en toute connaissance des risques , seraient beaucoup moins exposés avec des séropositifs qu’avec des inconnus, dont certains sont des porteurs du VIH ignorants qu’ls le sont, et qui sont eux, les seuls contaminants.

Si les gens à risque étaient enfin dépistés, rassurés en particulier qye grâce aux traitements on ne transmet plus le virus, les gens qui fuient le dépistage et transmettent le virus iraient se faire soigner, ne seraient plus contaminants, et nous qui sommes déjà soignés, ne souffririons pas de cette image de contaminateur ou de conjoint apportant une sexualité perpetuellement insatisfaisante car condamnée à la capote, ce qui est totalement faux.

Vous aures surement remarqué que les campagnes actuelles tournent essentiellement autour du dépistage, certaines sous entendant même qu’après le test on peut se passer du préservatif avec son conjoint....Tout le monde s’imagine que la probabilité d’être séropositif est faible, et qu’une fois anoncée la bonne nouvelle, on peut ôter le préservatif au sein de son couple quand on se met en ménage etc....eh bien, ce message va bien au delà de ce que vous croyiez si vous considérez les tenants et les aboutissants des informations que vous venez de lire, qui ne sont pas cachées, pas niées, mais tout simplement tues, pour des raisons que nous jugeons fausses , mais qui prévalent actuellement.

 Rajoutons que l’un des arguments qui bloque l’accès universel aux traitements, et qui n’est pas financier, c’est qu’il ne sert à rien de faire survivre des gens si cette survie entraine la possibilité pour eux de contaminer ensuite ( on appelerait ça la réalpolitik de santé publique! )
En réalité, l’avenir de l’épidémie dépend uniquement de l’accès aux soins, et l’OMS a déjà calculé que si tous les séropositifs étaient soignés par les traitements actuels, les contaminations seraient réduites de 90% en 10ans même en l’absence de l’usage de préservatif. Le problème, c’est que ni l’Eglise, ni les associations ne veulent que l’on évoque cette troisième piste.

Nous, malades, portons en réalité une accusation directe contre les associations , car nous savons que certaines associations ne sont pas seulement portées par l’intéret des malades, et que bien au contraire, elles nous enterrent vivants , et sont aujourd’hui tout autant responsables d’un statut quo invraisemblable qui retarde le recul de l’épidémie, laquelle ne progresse depuis l’extension de l’accès aux médicaments..... mais cela aurait dû aller beaucoup plus vite et plus loin , si des informations aussi essentielles que celles-ci n’étaient sciemment entravées. Elles le sont de moins en moins, le rapport Hirschel ( ancien président d’une des conférence mondiales sur le sida) fait partie de ces scientifiques libérateurs, mais en face de lui, il n’y a pas que l’Eglise, il y a aussi des .....associations sida , des autorités frileuses, hésitantes, ou dont la duplicité , l’incompétence et l’irrresponsabilité n’ont pas à faire palir l’Eglise de honte...quoique ce n’est pas brilant ni dans un camp ni! dans l’autre....

Publié dans société

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serge 31/03/2009 09:15

Cet article est écrit comme s'il représente l'avis de tous les malades du sida ce qui est loin d'être le cas.

Le lien VIH/sida n'est qu'une hypothèse et n'a jamais été démontré.

"Le sida est un syndrome d’une réalité clinique
indiscutable. Mais le fait qu’il y ait eu des « foyers » (Los Angeles, Haïti...) n’est en rien une preuve que ce syndrome soit contagieux !"
Etienne de Harven, rétrovirologie.

http://www.nexus.fr/PDF/M61P682.pdf
http://www.sidasante.com/science/bioscience.htm

Milton Dassier 31/03/2009 17:08


Oui mais le risque existe... On applique alors le principe de précaution. Quoi de plus normal?