Imaginons La France d'après Sarkozy

Publié le par Milton Dassier

En 2007, c'était un Sarkozy flambloyant qui nous chantait avec Enrico Macias et Mireille Mathieu, une France belle généreuse, humaniste et prospère... C'était nouveau, il promettait de tenir ses promesses. Il allait libérer les femmes et les enfants opprimés du monde et donner un souffle d'oxygène à notre démocratie asthmatique.

Grâce à sa lumière dans la nuit, il réussisait même à attirer des cou papillons du PS et, au lieu de les cramer, il leur faisait une place au chaud sous son soleil. Eric Besson, Bernard Kouchner vont très bien, je vous remercie. C'était la preuve qu'il était capable de s'ouvrir et d'aimer, même ses ennemis. Oui même eux!
Il se permettait même, suprême audace, d'accorder trois postes ministériels à ses nouvelles groupies exotiques qui ne manquaient jamais une occasion de le remercier pour tant de générosité.

Toutefois, un doute surgit dans certains esprits. Et si cela n'était que du vent, du blabla, de la gnognote pour anciens soixante-huit tards qui ont fait l'amour et laissé la guerre aux autres en écoutant Johnny et Sylvie dans une volupté insouciante mais toutefois un peu gênante le soir, face aux images des affamés du Biaffra...

Et puis, on se souvint que le Président avair fait ses classes d'abord chez les gros bourgeois de Neuilly puis dans la police dont la fonction première est de faire respecter la tranquillité de ces derniers.

L'inquiétude commença...




Mais, le peuple était prêt à gober toutes les idées sécuritaires du Président du moment que son pouvoir d'achat augmenterait et vite.
C'est ainsi qu'on lança toutes sortes de fichage, les tests ADN, les lois sur les immigrés, les lois anti-terroristes. Puis on multiplia les gardes-à-vue, les contrôles au faciès, les accusations d'outrage, les expulsions sans recours, les centres de détention pour étrangers. On demanda des choses impossibles aux français dont les parents ou eux-mêmes étaient nés à l'étranger juste pour pour prouver leur nationalité.

Mais pas grave, du moment que le pouvoir d'achat augmente bientôt...

Alors le président enfourcha son grand et fougueux cheval, il donna deux coups d'éperons et lança la bête à la poursuite du pouvoir d'achat. Il alla chez les riches et leur donna un bouclier pour qu'ils se défendent contre le méchant fisc et investissent énormément de cet argent fraîchement économisé en France.  L'enthousiasme s'arrêta juste après la remise du fameux bouclier dans un grand "merci Mr Le Président!"  car d'investissements supplémentaires on ne vit point. Les riches, eux, investissaient tout à Wall Street et dans les paradis fiscaux.

Leur oncle Sam leur avait proposé des placements à plus de 10% d'intérêt... Mensuel? Annuel?

Qu'à cela ne tienne, le président repris son bâton de pélerin. Il parcourut les steppes de Lorraine et proposa de sauver les emplois de Gandrange. Il avait une idée géniale et généreuse, les heures supplémentaires seraient défiscalisées et cela devait donner plus de pouvoir d'achat, plus de production, plus de richesses, plus de consommation, plus de joie, plus de félicité. C'était géééénial!

En même temps, il allait casser les privilèges....
Des riches? Non non non et non!!

Des fonctionnaires et des cheminots, ceux qui ont un régime spécial de retraîte. Il parlait même de redistribuer l'argent repris à ces vermisseaux, aux braves petits retraîtés du privé qui avaient voté en masse pour lui. Non mais !



Et ça passa comme une lettre à la poste en service économique, quelques protestations mais rien à faire... Par contre, rien ne fut redonné aux petits retraîtés..

Les français pouvaient tous se préparer à chanter "l'île aux enfants" ; Voici venir le temps des rires et des chants... En plus le Président allait libérer Ingrid Bétancourt, il le voulait si fort, il se montrait si préoccupé de cette femme colombienne si française de sang et de coeur.

Au moment où Obama obtenait victoire à l'élection étatsunienne et redonnait un peu d'espoir au monde. Sarkozy supprimait le repos du dimanche pour les salariés..



Patatras! La crise s'annonça dans l'antichambre des économies occidentales. La croissance allait poser un lapin à Sarkozy et le pouvoir d'achat s'enfuir à skis sur une piste noire.

Sarkozy commença à faiblir. De moins en moins souriant, il se montrait en plein effort, histoire de ne pas mollir dans la pente. Il allait continuer les réformes et tant pis si ça fait mal aux mollets.
Pas question de mouvements sociaux sinon où va-t-on?

Boum ! Les Antilles lui rappellèrent qu'elles existaient. Elles le firent plier en quelques semaines.



Le 19 mars, une très grande mobilisation sociale se prépare....






PS : Merci et chapeau bas à Francky

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