Emeutes en Guadeloupe : L'état pleinement responsable

Publié le par Milton Dassier

Le 28 janvier, après plus de 2 semaines de grève générale, Jego faisait annoncer par son préfet, la signature prochaine d'un accord sur les salaires:

pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC, augmentation de 200€.

L'état prendra des mesures pour alléger les charges sociales dans le but d'aider les entreprises.


C'est juste avant la signature de cet accord que Jego quitta les négociations sans prévenir ses interlocuteurs, répondant ainsi aux ordres de Fillon. C'est juste après que la Guadeloupe comprit que l'état, le gouvernement la lachait et se montrait incapable de lui octroyer une facilité de 100 millions d'Euros juste après avoir accordé 8 milliards à l'industrie automobile sans contreparties... Deux jours plus tard, Jego revenait aux Antilles, réfutait sa déclaration... La suite, vous la connaissez... La réalité est que Jégo avait compris ce qui se passait mais il n'a pas été entendu et a été même désavoué par ses supérieurs pleins de mépris qui flippent aujourd'hui après des émeutes d'une violence extrème, bien supérieure à ce qui a secoué les banlieues françaises en 2005 !


Yves Jego, Michèle Alliot-Marie et surtout François Fillon nient la véracité de cet accord?

On rétablit la vérité en vous permettant de jger par vous-mêmes. Visionnez la vidéo ci-dessous et vous entendrez l'annonce par le préfet.

Publié dans anticolonialisme

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Daniella 19/02/2009 12:33

C'est sûr que ça rigole bien à l'Elysée, mais le ministre de l'Outre-mer, Yves JEGO, avait, bel et bien, été surpris des prix affichés dans les super-marchés!
Ses yeux n'avaient fait qu'un tour et il était sincère dans son indignation. Seulement, ses supérieurs (ALLIOT-MARIE, FILLON) n'ont pas vu d'un bon oeil de légitimer ces noirs d'Outre-mer.
Les dégradations sont à déplorer chaque jour, chaque nuit.
Par ex., cette nuit, un autre magasin a été littéralement dévalisé : Celui de Christian LEVALLOIS (béké), un magasin qui vendait des armes, fusils de chasse... Tout a été pillé!
La violence est à prévoir, elle se dédouble, sous l'indifférence totale (?) de nos responsables politiques, ah non, pas tout-à-fait, car Mme ALLIOT-MARIE envoie ses chars et la Légion est ici, aux Antilles!
Cela fait un mois!
Un mois que cela dure, dans les pays des droits de l'homme, peut-on encore considérer ça comme ça?
Vaste hypocrisie, immense pourrissement!
Beaucoup sont responsables, y compris, nos élus locaux!
Ah, pour la plupart, ce sont des charlots qui grignotent abondamment comme des ravets et la Guadeloupe souffre.
Ces jeunes à qui on ne propose rien, ça aussi il faut le dire!

Milton Dassier 19/02/2009 15:51



La métropole a exporté aussi les conditions de la délinquance chez les jeunes... Les sociétés de surveillance et de sécurité privée sont florissantes aux Antilles!



anonyme 18/02/2009 16:35

Un syndicaliste a été tué, dans la nuit de mardi à mercredi, à proximité d'un barrage. Christian Vainqueur est le secrétaire régional de l'UNSA-Police en Guadeloupe. Pour lui, la situation est proche de la "guérilla".

Quelle est la situation actuellement pour la police en Guadeloupe ?



La Guadeloupe s'enflamme

Les faits Un délégué syndical tué par balle à proximité d'un barrage en Guadeloupe

"C'est une sorte de guérilla, ça tire de partout"



Heure par heure La situation aux Antilles
Elle est très difficile. La police a très peu de moyens tant en effectifs qu'en matériel. L'administration est donc obligée de faire intervenir la gendarmerie sur les circonscriptions de la police. Mais, mis à part deux escadrons de gendarmes mobiles, soit cent trente personnes, nous n'avons reçu aucun renfort.

Et même les gendarmes sont débordés. Vous avez des barrages partout et les forces de gendarmerie ne peuvent pas assurer la sécurité sur l'ensemble du département. Si nous avions plus de policiers, on pourrait assurer la sécurité dans nos circonscriptions.

Quel est l'état d'esprit de vos collègues ?

On ne compte plus nos heures. Certains collègues ne peuvent pas partir au travail ou rentrer chez eux, parce que si vous dites que vous êtes policier en passant les barrages, vous êtes systématiquement pris à partie. A certains barrages, on tire sur tout ce qui bouge, même sur les civils. Il est important que tout le monde reste chez soi. Les routes sont impraticables. Lorsque les gendarmes enlèvent un barrage, il est remis tout de suite après par les manifestants ou par les jeunes.

Pourquoi les forces de l'ordre, qui avaient réussi à empêcher que la situation ne dégénère autant en 2005, lors des émeutes en banlieue, n'y arrivent pas en Guadeloupe aujourd'hui ?

C'est lié à l'histoire de la Guadeloupe. Il y a mai 67 en toile de fond [les forces de l'ordre avaient tiré sur des émeutiers, faisant officiellement quatre-vingt-sept morts]. Les autorités ne veulent pas que les choses montent encore d'un cran et que les forces de l'ordre aient à riposter. Pour qu'on ne puisse pas dire demain que l'Etat est en train de reproduire un nouveau mai 67.

Mais il y a aussi la configuration du terrain. A Sainte-Rose, les gendarmes mobiles ont bataillé tout une nuit, mais ils ont dû rebrousser chemin parce que les jeunes étaient déterminés avec des lance-pierres, des billes en fer. Ils étaient complètement débordés. On se retrouve dans une sorte de guérilla. Ça tire de partout.

D'où viennent ces armes ?

C'est quelque chose que nous dénonçons depuis longtemps. Nous l'avons déjà dit à Michèle Alliot-Marie et à Nicolas Sarkozy : la Guadeloupe est une île où tout rentre, la drogue comme les armes. Il n'est pas difficile de trouver une arme sous le manteau. Et rien n'a été fait pour empêcher cela. Nous avons une jeunesse qui est désœuvrée. Elle est livrée à la drogue et à la délinquance parce qu'elle ne trouve pas de travail.

Mes collègues qui ont travaillé en métropole dans des banlieues extrêmement dures disent qu'ils n'ont jamais vu une telle circulation d'armes ni une telle violence. En Guadeloupe, les conflits entre truands se terminent systématiquement avec des armes à feu. Cela fait des années qu'on demande des états généraux contre la délinquance dans ce département. On ne pouvait qu'en arriver là.

Milton Dassier 19/02/2009 15:50


En 2005, en banlieue, la situtation avait dégénéré dans toute la France...