Antilles : Le racisme au coeur du système

Publié le par Milton Dassier

Tous les antillais vous le diront, il y a une discrimination raciale à l'embauche en Martinique et en Guadeloupe.
Même TF1, dimanche soir, l'a parfaitement montré dans un reportage qui a surpris.

On y voit la présidente de la chambre de commerce de Guadeloupe, une métisse chabine, reconnaître que les chefs d'entreprise choisissent plus facilement des personnes blanches issues de métropole que des antillais.
Elle le justifie par le niveau de qualification nécessaire pour des postes à responsabilité.

Juste après, les journalistes trouvent assez facilement quatre jeunes guadeloupéens qui possèdent les diplômes pour exercer à des postes d'encadrement ou de management. Ils sont au chômage et à chaquen entretien d'embauche, on leur répond que leur diplôme ne correspond pas au poste ou est trop élevé et qu'ils devraient tenter leur chance en Europe. Ils apprennent par la suite que le poste qu'ils convoitaient a été attribué à quelqu'un qu'on a fait spécialement venir de métropole : toujours un blanc.

J'ai moi-même connu le cas d'une amie en Martinique, employée plus de 8 mois par le biais d'une agence d'intérim dans une distillerie bien connue pour tenir un comptoir de dégustation et de vente de rhums. Très dynamique, parlant quatre langues et ayant eu une expérience dans le secteur touristique en Grande-Bretagne, elle avait obtenu les meilleurs résultats de vente jamais réalisés pour ce comptoir. Lorsque l'entreprise a voulu transformer le poste d'intérimaire en poste en CDI, elle a postulé. Elle a été écartée sous le prétexte qu'elle n'avait pas de diplôme ou de qualification en ..oenologie. Et un blanc de métropole a été recruté par un cabinet de recrutement en France... On ne sait pas si les chiffres des ventes ont suivi...

Ajoutons-y ce que beaucoup d'antillais sur place rapportent depuis longtemps. Ces discriminations à l'embauche ne se passent pas que pour les emplois à responsabilité mais aussi pour des postes moins qualifiés. Là, ce sont les petites entreprises dirigées par des blancs qui "invitent" d'autres blancs à rejoindre leur équipe de collaborateurs. On ne passe pas par l'ANPE ou un cabinet de recrutement mais on fait jouer le "bouche à oreille".

Mëme choses pour des emplois plus subalternes, mais là, s'ajoute le travail en noir. On parle de blancs de métropole, aux ASSEDIC ou au RMI en métropole venus aux Antilles et qui y trouvent des emplois dans l'hotellerie, le tourisme, la vente ou la restauration tout ça "au noir" (un comble!), de quoi rester plus longtemps au soleil.

Il y a un problème de mentalité coloniale ou néocoloniale qui s'ajoute aux réflexes discriminatoires qui existent dans pas mal d'entreprises de recrutement déjà en métropole mais en contact avec des entreprises antillaises.

Voici des paroles prononcées par des gens qui possèdent ou possédaient les rênes de l'économie antillaise, c'était dans l'émission "Spécial Investigation" sur Canal + la semaine dernière.

Les historiens exagèrent un petit peu les problèmes. Ils parlent surtout des mauvais côtés de l’esclavage, mais il y a eu des bons côtés aussi. C’est où je ne suis pas d’accord avec eux.

 

Il y a des colons qui étaient très humains, (allez !), avec leurs esclaves, qui les ont affranchi, qui leur donnaient des possibilités d’avoir un métier, des choses,… »

Le noir c’est comme un enfant, il faut être juste, on en obtient ce qu’on veut.

C’est ce qu’il y a de mieux, les békés c’est le…ce sont les descendants des blancs européens qui se sont reproduits en race pure dans les colonies.

Quand je vois des familles métissées, enfin blancs et noirs, les enfants sortent de couleurs différentes, il n’y pas d’harmonie. Il y en a qui sortent avec des cheveux comme moi, il y a d’autres qui sortent avec des cheveux crépus, dans la même famille avec des couleurs de peau différente, moi je ne trouve pas ça bien. On a voulu préserver la race.

Racisme avéré qui va faire l'objet d'une plainte déposée par un avocat martiniquais.



L'un des auteurs de ces déclarations consternantes, Mr Alain Huyghes-Despointes, possède les entreprises suivantes:

Martinique
SOPROGLACES : production de glaces MIKO, PARADIS GLACES, FLOUP
SNYL : production de yaourts et jus de fruits YOPLAIT, MAN LITTÉE, CARESSE ANTILLAISE
SNEMBG : production de boissons gazeuses COCA COLA, ORANGINA, SPRITE, FANTA, ROYAL SODA, L'ORDINAIRE, VAVAL, CAPRISONNE.
DENEL : production de jus de fruits et confitures ROYAL, MONT PELÉ

Guadeloupe
SOCREMA : fabrication de glaces, yaourts et jus de fruits MIKO, PARADIS GLACES, FLOUP, YOPLAIT, CARESSE ANTILLAISE.
COFRIGO : distribution des boissons gazeuses fabriquées par SNEMBG et des jus ROYAL

Guyane
DIADOM : distribution des boissons gazeuses fabriquées par SNEMBG et des jus ROYAL
CILAM DISTRIBUTION : distribution des glaces fabriquées par SOPROGLACES

Il emploie 550 personnes dans ses entreprises. Il a été fait chevalier de la légion d'honneur le 13 mars 2005 par décret du Président Chirac !

Un appel au boycott des produits issus des entreprises de ce cuistre sera lancé j'espère...

Certaines des déclarations reprises ci-dessus ont été prononcées dans les années 60 par le père du plus fortuné des békés martiniquais actuel . Mr Bernard Hayot est , en effet, la 119ème fortune de France : 350 millions d'Euros en 2008. Son groupe domine  le marché de la grande distribution et les concessions automobiles sur les Antilles, la Guyane et La Réunion. Chiffre d'affaire 2008 : 1;8 milliards d'Euros !!!

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riquel 12/10/2015 23:10

bonjour deja je voulais dire a la personne qui a ecrit cette article a l,air d,etre raciste vu les mots mentionnais au lieu de dire un metropolitain et exprime blanc je n,ai pas vu ecrit noir pour parler d,un antillais
et je suis desole allez en metrolpole, les entreprises engage n,importe quelle personne meme en voyant sa couleur
c,est que ici que vous faites ca oui ici dans les antilles car vous n,arriver toujours pas a digerer l,esclavage quil ya eu auparavant
et sa ce voit avec vos fetes que vous faite pour le jours de l,abolition de lesclavage certe il faut ce rappeler de ca mais a faire des manifestation et tous le reste moi je dit arreter et avancer
vous savez quoi les antilles n,avencerons jamais ou avec un un retard de 20 ans par rapport a la metropole
actuellement je suis sujet a de la dicremination a l,emploie et je vais tous faire pour faire payer cette antillais pour cela

AntonyToku 13/01/2011 22:59


Eh bien, je suis désolé de vous dire que toutes les marques et franchises dont vous parlez ne seront pas censurées. Si vous avez déjà vécu aux Antilles, vous vous apercevrez du monopole de
certains... Bref. Je suis heureux d'être tombé sur votre blog.


Mirabelle 30/12/2010 15:55


Je ne doute pas de la véracité de vos propos. Toutefois j'aimerais ajouter ceci: malheureusement j'ai aussi fait l'expérience d'un fort racisme anti-blanc en Martinique quoique uniquement de la
part des 2 dernières générations, celles qui n'ont jamais connu l'esclavage.
Un Antillais que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, m'a crié dans la rue de foutre le camp en métropole. Comme ça, gratuitement.
J'en parle ici: http://www.leblogdelamirabelle.net/mes-photos/pirates-des-caraibes-pirates-of-the-caribbean/

Ca aussi ça existe.


Milton Dassier 30/12/2010 19:16



Vous êtes tombée sur un crétin xénophobe. Il y en a un certain nombre partout. IL faudrait compter le nombre de métros en France qui s'insultent tous les jours en se traitant de pédé, de sale
arabe ou de gros con de corse! Il ne faut jamais croire que parce qu'un peuple a connu le racisme, il est impossible que certains de ses membres le deviennent. A moins que vous n'ayez dans
la tête, un fantasme sur la gentillesse légendaire des gens des ïles, le truc doudouiste en vogue il y a 30 ans! Moi, je préfère retenir, non pas ce genre d'évènement qui arrive de temps en
temps mais ceci:  si vous vous étiez écroulée dans la rue à cause d'un malaise ou si vous étiez tombée en panne au bord d'une nationale, des gens se seraient arrêtés immédiatement pour
vous venir en aide que vous soyiez blanche ou pas. Mais ça, on préfère ne pas en parler, c'est d'une telle banalité... Néanmoins, il me semble que si en France, vous tombiez en panne au
bord d'une nationale, personne ne s'arrêterait. Méditez cela.