Sortir de la boîte de sardines

Publié le par Milton Dassier

La Grèce subit une grave crise. Des émeutes violentes s’y produisent encore. Un vrai ras-le-bol. Le ras-le-bol du peuple qui en a marre d’être pris pour un troupeau tout juste bon à se coucher devant la troupe. Le ras-le-bol des jeunes qui comprennent enfin le piège qui s’est ouvert dés leur naissance. Une voie tracée rouge sang vers la soumission aux lois voulues par d’autres. Et interdit de sortir des traces. Mais là, les pas des émeutiers les effacées. De quoi inquiéter les gouvernants.

Quand le peuple se débarrasse de ses peurs pourtant si savamment entretenues, les politiciens ambitieux tremblent sur leur piédestal. On appelle cela une grave crise politique.  Comme partout dans le monde, les grecs subissent une grave crise : la double crise financière et économique. Mais pas grave, la misère cotée en bourse ne touchera que les plus pauvres. Pas de quoi fouetter un ministre des finances. N’avez-vous pas remarqué que les ministres des finances sont toujours les amis des financiers ?

 

Par contre, les ministres du travail sont rarement les amis des travailleurs…

 

La guerre contre le terrorisme est une guerre contre les peuples. Et si quelqu’un lève le bras un peu trop haut pour manifester contre le porte-parole du machin, il sera facile de l’interpeller pour trouble grave à l’ordre public et outrage. On le qualifiera d’irresponsable, « d’ultragauchiste », d’apprenti terroriste ; histoire de décourager ceux qui auraient voulu l’imiter.

 

Ainsi l’on tolère que des gens crient famine sous prétexte qu’ils n’ont pas grand-chose, rien que trois euros six sous pour faire bouillir leur marmite de plus en plus vide.

Mais l’on n’acceptera pas que certains d’entre eux décident de passer à l’acte. 

 

Crier son désespoir et sa misère personnelle ? Oui car on peut ne pas les entendre, il suffit de fermer les micros, d’éteindre les caméras ou alors donner la parole aux plus trouillards dans une émission spéciale compassion envers les plus miséreux.

 

Lutter contre la misère de tous ? Non, vous n’y pensez pas car c’est remettre en cause le sacro-saint dogme du chacun pour soi qui divise le peuple jusqu’à son plus petit dénominateur : l’individu et ses égoïsmes. Il ne manquerait plus que le peuple se mue en ange dominateur, trop bon, trop con en fait !

 

Au large de l’Afrique du Sud, chaque année un immense banc de sardines long de plusieurs dizaines de kilomètres remonte vers les eaux chaudes des côtes de la Tanzanie. On l’appelle le Sardine Run. Sur sa route, toutes sortes de prédateurs l’attendent : oiseaux de mer, dauphins, baleines, requins, hommes. A chaque fois, ils prélèvent leur dîme de sang : une fête sauvage dit-on, qui fascine ceux qui y assistent sur mer ou sous l’eau...

 

L’impôt du sang de quelques-uns pour que le reste du banc puisse survivre, se reproduire et asseoir la pérennité de l’espèce année après année…

 

Publié dans opinions

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ako 10/12/2008 08:00

http://www.myspace.com/ako333

Peace...

Milton Dassier 22/12/2008 20:11


yeah man!