Siné s’en prend à Dieudonné : A Philippe Val, Philippe Val et demi !

Publié le par Milton Dassier

Siné a de la haine pour Dieudonné, c'est incontestable quand on lit sa chronique dans Siné-Hebdo. Voyons cela de plus près.

Déjà pour commencer, la seule actualité qui en vaille la peine aux yeux de Siné, c’est le fait que l’émission de Taddéï sur France 3 ait eu pour invité Dieudonné pour aborder le sujet de l’humour et de la politique. Peut-être Siné a-t-il ses raisons. Réponse en fin d'article.

Mr Siné est furieux de ne pas avoir eu les honneurs de l’émission, c’est ce qui ressort de son papier finalement (consultable sur les ogres.info). Dieudonné a eu les honneurs d’être qualifié d’humoriste engagé et de pouvoir le prouver en ayant fait de la politique pour de vrai, en se présentant aux élections, notamment.

Siné est patron de journal maintenant et il comprend qu’il a un lectorat qu’il faut fidéliser. Il applique donc les méthodes de son ancien maître, Philippe Val. Il fustige plus à gauche que lui, stigmatise plus engagé que lui au lieu de s’en prendre à ses vrais ennemis de la gauche caviar, celle qui se sent si proche des démocrates américains aujourd’hui et nous font le coup du « ça va changer ».

Siné finit son papier en faisant du Philippe Val en à peine plus vulgaire. Il établit des limites à la liberté d’expression, limites qu’il définit lui-même, c'est-à-dire arbitrairement. Car, qui juge qui est un « fieffé enculé » ou pas, c’est Siné. Tout comme Philippe Val avait jugé que Siné était un fieffé enculé qui ne devait pas écrire dans Charlie-Hebdo, Siné, finalement, ne se montre guère plus intelligent. Constatez par vous-même...

 …….beaucoup me reprochent de ne pas être en phase avec le premier amendement de la Constitution amerloque à propos de la liberté d’expression.

Il est vrai qu’à l’inverse de Chomsky, pour qui j’ai pourtant la plus haute estime, je ne suis pas d’accord avec une liberté intégrale. J’estime qu’on ne devrait pas laisser s’exprimer un certain nombre de fieffés enculés.

Si on avait cloué la gueule quand il le fallait à Franco, Hitler, Mussolini, Salazar, Staline, Pol Pot (liste non exhaustive) notre monde actuel pourri aurait, peut-être, une moins sale gueule !

Propos bien naïfs d’un vieil anar de droite, c'est-à-dire attaché à sa liberté plus qu’à celle des autres, propos que pourrait écrire un enfant de 15 ans qui a déjà oublié que les guerres sont avant tout des guerres de l’information. Et clouer la gueule de ses ennemis en interdisant ou en censurant ne fait qu’alimenter les victimisations les plus mobilisatrices.

 

Mais, cela, Siné n’en a cure.. Après tout, il a des procès à préparer, un journal à rentabiliser, une image à recrédibiliser !

Publié dans pipoles

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fardi 29/01/2016 21:27

Ecouter ou réécouter le réquisitoire de Pierre Desproges contre Siné!

insanity jane 07/11/2008 15:11

bof, pas de quoi en faire un fromage
vive dieudo et vive la liberté d'expression
y compris celle de siné :DD

Milton Dassier 10/11/2008 21:12


Tout à fait juste. J'adhère.


BILL 02/11/2008 11:02

La fin des idéaux est un concept de droite. Sarko nous en tartine depuis des années ! Il n'y a plus de gauche, il n'y a plus de droite ! C'est de l'intox de droite et d'extrême-droite pure et simple ! Dieudonné fait partie de ceux qui sont tombé dans la combine du brouillage des carte. Que le clivage droite/gauche évolue, se transforme, avec l'Histoire, c'est une évidence. Mais dire qu'il n'y a plus de clivage, que tout se vaut, tout est égale, c'est une imposture idéologique de ceux qui ont interet à nous enfumer. Qu'ils s'appellent Sarkozy ou Soral, ou que ça vienne de la fausse gauche d'une bonne partie du PS, c'est la même chose. Il ne faut justement pas se faire avoir. Et c'est ce que refuse Siné, cette grande confusion stratégique, rester fidèle à ses principes, ses convictions, ne pas se renier.

Milton Dassier 03/11/2008 18:27


Les idéaux restent les mêmes mais que de compromissions! Désolé mais en traitant Dieudonné ainsi, Siné trahit ses idéaux de démocrate attaché à la liberté d'expression.
Je n'ai jamais affirmé qu'il n'y a plus de droite ou de gauche. Il y a une droite qui s'est régénérée avec les théories néoconservatrices et un centre qui va de Royal à Borloo en passant par
Bayrou. A la marge de la gauche, il y a le PCF et les Verts puis il y a la vraie gauche. Voilà, en fait, on est en train de se calquer sur le modèle américain Parti Républicain- Parti Démocrate.
Mais on essaye de faire croire que ce "centre démocrate français" inorganisé est la gauche. D'où la fuite de certains vers d'autres cieux..


Bill 31/10/2008 18:38

Il faut être objectif... Je ne suis pas d'accord avec la fin de l'article, trop moralisatrice et politiquement correcte. Mais si Siné s'en prend à Dieudonné, comme il le dit dans ce texte, ce n'est pas pour son "Heil Israël", mais pour son rapprochement avec Le Pen. Siné a 80 ans et pour lui, l'extrême-droite, ça veut encore dire quelque chose. Il a connu les années 40, les combats contre l'OAS... Excusez-le d'avoir encore de la mémoire !

Regardez Alévèque, il fut sans doute l'une des personnalité qui a le plus défendu Dieudonné. L'autre soir, chez Taddéi, il semblait être le plus amère. Faut aussi comprendre que ceux qui se sont engagés en faveur de Dieudonné aient un petit peu mal au cul en le voyant parader "pour de rire" avec Le Pen ! Ce n'est pas parce qu'il est parti dans une démarche nihiliste et absurde que tout le monde est obliger de le suivre !

Milton Dassier 01/11/2008 16:49


Tout ça provient des changements de lignes politiques. Le 21ème siècle secrète en lui ses totalitarismes et ils n'ont pas grand chose à voir avec ce qui s'est passé au siècle dernier. La
probabilité d'un grand état fasciste avec un chef incontesté et tout puissant est peu probable aujourd'hui. Celle d'un grand état communiste totalitaire est moindre également. Ce qui reste c'est la
démocratie déshumanisée où on se contente de réélire une oligarchie qui se renouvelle régulièrement et débat entre elle mais cherche à tout prix à se préserver en retirant l'accès aux grands
débats au peuple. Siné n'est que le spectateur impuissant de la fin de ses idéaux.