Jeudi 9 octobre 4 09 /10 /Oct 21:45

Que se passe-t-il ? Alors que les faits restent têtus et les authentiques spécialistes très alarmistes, on peut trouver en France, des soi-disant experts nous dire que tout cela n’est pas très grave, que l’économie réelle n’est pas menacée, qu’on se trouve déjà en sortie de crise.

Je parle d’Alain Minc et de Claude Allègre qui ne manquent pas une occasion de jouer aux autruches, peut-être pour ne pas alarmer les petits épargnants. Mais dans ce cas, pour qui agissent-ils ?

 

Car, un autre son de cloche est entendu chez les véritables spécialistes de la finance, notamment chez ceux qui n’ont ni à gagner ni à perdre comme par exemple des économistes et banquiers qui n’ont pas mis le doigt dans le pot de confiture.

 

Tous sont d’accord pour dire que le plus dure de la crise est à venir, c'est-à-dire quand la rareté du crédit entraînera des catastrophes de trésorerie et d’emprunts refusés au niveau des entreprises, surtout les plus petites.

 

Tous sont d’accord sur la gravité qu’ils estiment pire que la crise de 1929 à cause du caractère mondialisé qui n’existait pas à l’époque.

 

Tous sont d’accord pour constater que les états agissent comme s’ils voulaient sauver le système sans le remettre en cause dans ses fondements. Alors, ils garantissent tous les dépôts,  injectent de l’argent par centaines de milliards, nationalisent, renflouent, rachètent les titres véreux. Les états écopent les liquidités douteuses qui font couler le navire… Mais si la coque est percée, cela freine simplement l’issue finale, c'est-à-dire le naufrage du système. Jusqu’à maintenant, depuis le début de la crise, les banques centrales et les états ont dépensé entre 2000 milliards et 3000 milliards de dollars pour sauver le système. Mais il continue de couler..

 

Beaucoup voient donc des solutions draconiennes comme celles que proposa le président Roosevelt en 1933.

En effet, le krach boursier de 1929 provoqua une crise économique aux USA et en Europe qui dura quatre ans.

Le président Roosevelt prit un certain nombre de mesures pour retirer le contrôle du système bancaire à ceux qui l’avaient mené là où il est : à la faillite.

Ce qui impliqua nationalisations mais aussi règlementations contraignantes comme par exemple : interdire aux banques de dépôts d’avoir des activités de banques d’affaires et interdire aux banques d’affaires d’avoir des activités de banques de dépôts, interdire aux banques d’avoir des activités d’assurance, obliger les banques d’affaire à rendre publics tous les produits financiers qu’elles commercialisent, interdire aux dirigeants d’institutions financières d’emprunter de l’argent à leur propre institution.

 

Toutes ces mesures, les états évitent d’en parler tout en recommandant la confiance dans le système. Mais les banques ne se font plus confiance les unes avec les autres alors l’argent circule mal. Le système financier tousse, hoquette, il a la nausée.

 

La seule confiance qui reste préservée est celle des épargnants et déposants qui voient leurs dépôts garantis par l’état.

 

Mais en dehors d’une refonte profonde du système, d’une purge de ses mauvais éléments et de nouvelles règles, on voit mal comment la confiance entre banquiers à l’échelle du monde pourrait revenir.

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : Les antilibéraux
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