Les bourses s’effondrent, préparez-vous à être un immigré !

Publié le par Milton Dassier

Le CAC 40 a perdu 7,5% ce lundi 6 octobre, le Dow Jones 3,75%. L’ensemble des bourses dans le monde a perdu entre 2,5 et 9%.

C’est tout le système qui coule peu à peu avec des soubresauts un peu à la manière d’un type qui ne noie, coule puis émerge puis coule encore et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’ait plus de souffle.
Bien comprendre que la crise est vraiment durable, que des banques vont faire faillites ou rachetées pour une bouchée de pain de quelques milliards par certaines de leurs concurrentes ou encore par les états.


Ce qu’ont fait les états jusqu’à maintenant, c’est injecter de l’argent pour ralentir le phénomène, racheter les canards boiteux et faire des déclarations en soufflant le chaud et le froid. Leur credo : avoir l’air franc, s’agiter comme des redresseurs de torts tout en ne cédant pas à la panique.

 Mais la panique est là et bien là !


Car comme on vous le disait la semaine dernière d'après une estimation faite par les institutions bancaires suisses, c’est environ 12.000 milliards de créances douteuses qui plombent l’économie mondiale. En particulier celles des USA et de l’Europe. Les apprentis sorciers se sont brûlés les doigts et se mènent mutuellement en bateau.

 Sarkozy n’honore plus ses rendez-vous avec certains groupes de français, il annule une visite aux apprentis vendredi puis une autre aux ouvriers de Sandouville aujourd’hui. Il consulte les banquiers et les patrons qui sans doute ne lui disent pas toute la vérité; alors ils les menacent de sanction puis les convoquent à nouveau..

 Le problème est que les banques perdent leurs fonds propres et ne se prêtent plus d’argent frais entre elles. Elles ne peuvent plus rembourser leurs dettes et compenser leurs pertes sur les créances douteuses, les titres sur les subprimes. Elles pourraient se prêter l’argent en dépôt de leurs clients mais le risque est énorme même si les états offrent des garanties sur ces comptes.

 La seule solution pour ces banques serait de reprendre leur métier initial : offrir des services bancaires et prêter pour des projets de production et de consommation. Mais, il faut de l’argent frais pour cela et elles en ont de moins en moins surtout si cela doit servir pour des projets à moyen et long terme. La situation est presque sans issue.

Ce qui risque de se passer, c’est un crack boursier en douceur où tous les mauvais seront éliminés du jeu peu à peu. C’est la carte qu’ont choisi de jouer les états, ils n’ont pas le choix en fait.

 Donc on verra les bourses tomber de quelques pourcents semaine après semaine avec quelques sursauts ponctuels. Pendant ce temps, l’économie réelle va devoir amortir le choc comme elle peut.

 Elle y laissera des plumes, peut-être même de la peau et des os… Et nous avec, nous, les chômeurs, les endettés, les petits boulots, les intérimaires, les temps partiels, les RSA, les RMI, nous derions connaître à terme, les joies d'être un paria social dans son propre pays.

 Alors, préparons-nous à émigrer dans un pays en voie de développement,  là où on voudra bien de nous, là où un Hortefeux local ne nous pourchassera pas…

Publié dans économie

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papyanar 07/10/2008 18:18

un peu trop de déviance.mais le fonds est bon.
Pas un économiste digne de ce nom ne sait
si nous sommes au début ou la fin d'une récession.pour HORTEFEUX je suis ok et....qu'il
change de coiffeur!

Milton Dassier 07/10/2008 22:42


Lisez l'analyse d'un économiste suisse qui a étudié les propos du gouverneur de la banque nationale suisse et vous saurez ce qu'il en retourne. J'en parle dans un article récent... On est en plein
dedans, la fin pour entre 2 et 4 ans.