Le bateau ivre de la finance.. Y a-t-il un capitaine à la barre ?

Publié le par Milton Dassier

Ils ne savent plus à quel sein se vouer. La panique règne à bord du Titanic. Tous cherchent un canot de sauvetage vis-à-vis de l’opinion.

Car si le discrédit est immense, la disgrâce pour incompétence n’est pas loin.


Oui, ils y vont de leurs solutions à la crise. Il y a ceux comme Lagarde qui se sont déjà mis la tête dans le sable et affirment avec une circonspection élégante que la crise est déjà derrière nous, que la situation française est bien plus favorable pour résister. Mais résister à quoi ?

 Aux faillites de banques et de société financières  ou à la récession de toute l’économie ?


Lagarde a dû pleurer en écoutant George Bush, la nuit dernière, lui qui a annoncé que l’économie américaine était en très grand danger. C’est donc la vérité, l’économie américaine est bâtie de vent sur des fondations en sable. Les américains vivent à crédit, donc consomment beaucoup et placent toutes leurs économies en bourse et dans de l’immobilier qu’ils ne peuvent plus payer. La bourse s’effondre et les américains perdent leurs économies ainsi que leurs retraites, l’immobilier s’effondre avec le crédit, alors la consommation s’effondre et c’est la récession.

 

Les économies productives contrôlées un minimum par l’état, tirent le mieux leur épingle du jeu. Chine, Russie, Brésil, Vénézuela, Mexique, pays du golfe persique, Iran. Elles ont des réserves immenses de pétrole et de gaz. Elles n’ont pas ou peu d’efforts de guerre…

Allez, un exemple, les USA ont dépensé « seulement » 600 milliards dans leur aide militaire à la Colombie ces dernières années… Pendant ce temps, le Brésil, le Vénézuela, l’Argentine non seulement remboursait l’intégralité de leur dette mais affichait une croissance de 5% annuel...

 

Et Sarkozy qui parle de sanctions contre les responsables de cette crise.    

Je rêve ou alors je deviens fou.

Sarkozy parlait l’an dernier de la dépénalisation du droit des affaires qu’il souhaitait pour ne pas empêcher ceux qui le peuvent de gagner plus sans risquer d’être poursuivi.

Applaudissements et standing-ovation de tout le MEDEF dont la présidente, Laurence Parizot, aujourd’hui, se dit catastrophée par ce qui arrive, parle de 11 septembre de la finance et craint pour les entreprises françaises.

 

Ils ont oublié que celui qui gagne de l’argent en spéculant ne le réinvestit jamais en créant une entreprise de production mais en cherchant d’autres positions spéculatives. La spéculation est alimentée par les profits de la production donc du travail. Des banques ont prêté à une entreprise de production, l’argent récupéré par la banque sera placé sur des fonds spéculatifs. Même chose si une entreprise fait du bénéfice, elle cherche à faire grossir son profit par des placements spéculatifs à risque. Si ça marche, elle continue et, tel un trou noir, l’argent du travail finit dans le tourbillon de la spéculation. Ce qu’on oublie, c’est que les valeurs sont calculées en fonction de l’offre et de la demande, des entreprises florissantes peuvent se voir boudées par les investisseurs et voir leur titre chuter en bourse. Il y a toute une question liée à la confiance. Au nom de cette confiance, il est certain qu’on fera faire d’énormes sacrifices aux travailleurs et aux contribuables.

 

Sarkozy soutient les néoconservateurs et leur militarisme qui coûte des milliers de milliards de dollars à l’économie américaine qui s’est donc endettée sur des milliers de milliards de dollars..

 

Alors Sarkozy parle aujourd’hui mais, les caisses étant vides (sic), il n’a aucune marge de manœuvre. Sarkozy est un capitaine dont le navire n’a presque plus de voiles… Il parlera des réformes qu’il faut poursuivre, réformes qui impliquent forcément un dégraissage des budgets sociaux et des postes de fonctionnaires… Son habileté sera de le dire sans le dire. On en rigole d’avance !

 

La confiance des épargnants a disparu, tous ces gens placent leur argent en sicav monétaires en Euros, même les obligations et l’assurance-vie n’inspirent plus confiance. Normal, elles sont « indexés » sur les cours des entreprises cotées à  la bourse.

 

Publié dans économie

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eva 28/09/2008 00:52

Il faut convertir en PIECES d'or

ou en francs suisses, éventuellement

amicalement Eva

Milton Dassier 28/09/2008 17:57


Curieusement, les suisses ont l'air à l'abri. Il y a eu une alerte sur l'UBS mais à part ça, le système bancaise suisse se porte plutôt bien.


eva 28/09/2008 00:51

Superbe image, merci ! Je la publierai..

Bien à toi, Eva

Milton Dassier 28/09/2008 17:56


Un vrai naufrage qui est loin d'être fini car ce n'est pas en mettant les canots de sauvetage qu'on arrête la tempête.