Barbarie en série à la Martinique : silence des médias et des politiques

Publié le par Milton Dassier

Une jeune femme a disparu depuis presque deux semaines en Martinique. Personne ne sait où elle est.

Dans le même temps, une bande de 4 à 6 malfrats dangereux et armés écumaient le sud de l’île.

Il semblerait que, dans nuit du 2 au 3 septembre, la jeune femme ait fait une très mauvaise rencontre alors qu’elle s’était garée en pleine nuit sur un parking dans un petit hameau, histoire de reprendre ses esprits,  après avoir passé une soirée trop arrosée dans un restaurant.
(Au pied de la plus grande des montagnes au fond sur la photo)

Quelques jours plus tard, on a retrouvé sa voiture brûlée dans une mangrove à 25 km de là.

Ce qui accuse les malfrats dont tout le monde parle avec effroi : un appareil photo qui a été retrouvé à quelques dizaines de mètres du lieu de l’enlèvement. Parmi les photos, une représente quatre des bandits posant fièrement avec leurs armes… Grâce à cela, deux ont été reconnus et arrêtés, les autres sont en fuite et n’ont rien à perdre…

 

Il faut dire qu’ils sont déjà recherchés pour un meurtre, un enlèvement avec torture et vol, un viol. Tout ça en moins d’une dizaine de jours…

 

On suppose que la jeune femme est séquestrée quelque part ou bien a été assassinée.

 

Des moyens locaux importants avec la participation de simples citoyens volontaires ont été mis en place pour retrouver quelques indices dans la campagne. On vient d’ailleurs de retrouver le corsage de la jeune femme en pleine campagne pas très loin du lieu où elle s’était arrêtée.

 

Au moment où ces actes barbares se produisaient dans une île éloignée de la Caraïbe française, une cinquantaine de militants nationalistes occupaient pacifiquement la villa de Christian Clavier, un ami du président dans une île toute proche de la France, la Corse. Une affaire sans aucune violence allait défrayer la chronique et déchaîner les médias. La ministre de l’intérieur rappelait alors qu’elle était la garante de la sécurité de tous les français.

 

Elle ne dira pas un mot de ce qui se passe en Martinique et de l’angoisse qui a gagné désormais pas mal de martiniquais face à cette bande de tueurs sanguinaires. La presse nationale n’en dira rien non plus, préférant disserter sur l’affaire Clavier puis s’indigner de l’agression de trois jeunes juifs en plein Paris. Alors que nous sommes en Martinique avec cette triste affaire, dans une barbarie comparable à celle du gang Fofana !

 

Maintenant, c’est sûr, il n’y a plus de doute, on instrumentalise certains faits-divers à des fins politiques. Il y a des faits divers plus rentables politiquement et médiatiquement que d’autres bien plus horribles et menaçants pour la population. C’est écoeurant !

Publié dans société

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Philippe 18/09/2008 03:08

C'est fait. Claire a publié.
http://claire.aymes.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=159&Itemid=2
Je compte sur vous pour nous tenir informés des suites de cette malheureuse affaire.

Milton Dassier 18/09/2008 21:29


Merci. Pour l'instant, peu de nouvelles, RCI (Radio Caraïbes International) affirme que les 4 malfrats sont partis à Ste Lucie dont le gouvernement a été saisi et qui pense qu'ils se
préparent peut-être à partir pour Saint-Vincent pour se mettre au vert. Une nouvelle battue "citoyenne" pour retrouver Marion ou des indices va avoir lieu demain ou après-demain.


Philippe 16/09/2008 13:39

Salut Milton,
pouvez-vous communiquer les noms et prénoms de cette jeune femme, son âge, la ville où cela s'est passé pour un communiqué d'Alternative Démocrate? Merci par avance.

Milton Dassier 16/09/2008 16:35


Elle s'appelle Marion Genin, elle a 36 ans et cela s'est passé dans la commune du Diamant dans le sud de la Martinique. Ce qui est étrange c'est que c'est seulement hier que le procureur s'est
décidé à ouvrir une information pour enlèvement et séquestration. Jusqu'ici, officiellement pour la justice, il s'agissait d'une disparition. L'enquête des gendarmes n'excluait aucune issue même la
plus tragique.  La fameuse bande "officiait" depuis la mi-août dans le secteur sud-ouest de la Martinique. Dans la nuit du 2 au 3 septembre, depuis le parking où elle cuvait son vin dans
sa voiture, Marion Genin a donné ou reçu un coup de fil à une amie pour lui expliquer qu'elle allait rentrer juste dés que son état le lui permettrait. Ensuite plus de nouvelles..