Pour la droite française, c'est "A droite toute !" (1ère partie)

Publié le par Milton Dassier

Article en 3 parties

Le virage idéologique

Le fichier EDVIGE est dans les rayons et les centres de rétention affichent « plus que quelques places ». Une véritable obsession s’est emparée des dirigeants politiques de ce pays qui voient des suspects partout et des antisémites derrière chaque lampadaire. Une agression, une citation, un sketch, un article, une opinion tout est matière à stigmatiser l’antisémitisme réel ou « supposé ».

 

Je ne nie pas qu’il existe des juifs qui ont à souffrir des exactions, menaces et injures d’abrutis qui se trompent de colère comme disait Desproges ou ont choisi d’être antisémites par imbécillité ou conviction.

 

Alors qu’un tiers de la France se prétend raciste, on parle bien plus d’antisémitisme que du racisme en général. Etrange non ?

 

Depuis quelques mois, je réfléchis à ce phénomène. Ma conclusion est qu’au plus haut sommet dans les instances politiques et institutionnelles, une idéologie s’est subrepticement insinuée dans les rouages de l’état et de la politique sécuritaire qui s’est mise en place depuis l’arrivée au ministère de l’intérieur puis à la présidence de la république de Mr Nicolas Sarkozy.

 

Le fichier EDVIGE rentre parfaitement dans cette idéologie sécuritaire contre les fauteurs de troubles d’où qu’ils soient. Promulgué le 1er juillet juste avant les grandes vacances sans avoir été soumis au parlement, le fichier EDVIGE est malgré tout attaqué de toute part. Par contre, ce n’est qu’aujourd’hui que ces beaux messieurs de la majorité s’aperçoivent qu’ils étaient prêts à soutenir une arme spécialement conçues contre la liberté. Des scrupules bien tardifs et surtout très calculés.

 

Quelle est cette idéologie ?

 

Très simple, en fait c’est l’arrivée au pouvoir des idées de l’extrême droite convenable mais édulcorée de ses références antisémites et nationalistes.

 

En fait à l’extrême droite, tout n’est pas nationalisme franchouillard et catholicisme traditionaliste comme on le voit chez pas mal de frontistes. Il y a eu une « évolution » vers l’atlantisme, le libéralisme, et le sionisme.

Ce sont des anciens d’Occident qui ont amorcé ce virage dans les années Chirac puis cela s’est accéléré par la suite quand des anciens frontistes ont rejoint l’UMP via le CNI, le Parti des Forces Nouvelles et même le MNR.

L’idée est que ce sont les valeurs de l’occident qui doivent être préservées des ennemis du monde arabo-musulman, des tiers-mondistes et des internationalistes de l’extrême gauche.

 

A une certaine époque, dans les années 1980-2000, des gens réunis dans un think tank de l’ultra droite, le GRECE, tentaient de définir une nouvelle idéologie. La préservation de l’identité nationale menacée pas une immigration trop massive fit son chemin à cette époque Il fallait aussi en finir avec les rivalités issues des combats gaullistes contre antigaullistes de l’époque de la guerre d’Algérie, en finir aussi avec la trop bonne sympathie pour les dirigeants arabes laïques. Et puis, le mur de Berlin était tombé, la menace communiste écartée et ceci grâce à la pression américaine…

 

Les attentats de Paris du GIA, la crise dans les Balkans puis les attentats du 11 septembre accélèrent un peu plus le processus pour la défense d’un occident élargi dans le cadre d’un atlantisme plus solidaire.

 

SUITE

 

Publié dans politique

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