Quand Doc Gynéco devient éros de roman malgré lui

Publié le par Milton Dassier

Incroyable ! Malgré les couacs militaires, malgré les impairs avec la Chine et le Dalaï-Lama, malgré l’économie qui s’affole, malgré les promesses non tenues, Sarkozy remonte dans les sondages.

 

Une remontée timide car la majorité des français estime que la situation reste très mauvaise. Mais sans doute, le côté dynamique du président qui tient à montrer qu’il s’occupe de tous les dossiers à la fois, ce volontarisme très affirmé  lui permet-il d’obtenir des encouragements ! L’élève Sarkozy est donc crédité sur son bulletin d’un « poursuivez vos efforts », ou d’un « peut mieux faire ».

Le problème est qu’il est à fond ! Alors, les efforts seront poursuivis mais ça ressemble bien souvent à du brassage d’air. Un président ventilateur en somme ! Il peut tourner à pleine vitesse dans la chaleur moite mais au mieux, il ne soulèvera que la poussière. Bonjour les quintes de toux en septembre !

 

Heureusement qu’il y a la com’ pour nous commu-Niquer et nous faire prendre des médailles olympiques pour des victoires enchantées.

 

La communication ou l’art d’entuber les gens. C’est bien de cela dont il s’agit. C’est dommage car si on regarde bien, « communiquer » cela veut dire au départ « unir avec » noble formule travestie on ne sait comment en « niquer avec ». Avec quoi au fait ?

 

Quitte à niquer, prenons exemple sur Doc Gynéco dont Christine Angot nous parle dans son dernier livre « Le marché des amants ». Elle y décrit sa relation amoureuse et torride avec le Doc et affirme sentir poindre une forme de racisme dans la façon dont on traite le chanteur antillais. Il faut dire qu’il a tout fait pour ça…

En apparaissant comme un gros glandeur incapable d’aligner plus de quatre mots, il donne raison à ceux qui pensent que noir et paresseux sont des synonymes.

Avec ses comportements lascifs à l’antenne, il donne raison à ceux qui voient dans chaque noir, une sorte d’étalon tout juste bon à baiser sans rien sous le crâne. Bref le bel exemple d’un people qui a trouvé une nouvelle voie pour se distinguer sans distinction. Un nom à chier du très lourd « Doc Gynéco » ; une attitude surtout pas intello ; « je baise donc je suis » semble-t-il dire en langage non verbal ; l’adoubement par Sarkozy en pleine campagne électorale ; un hit avec Bernard Tapie, autre obligé de Sarkozy. Bref, il est ira loin ce petit comme dirait Siné.

Le livre de Christine Angot comporte des paragraphes assez chauds.


«Il me prenait, me mettait dos à la fenêtre, essayait de baisser mon pantalon pour introduire sa queue, en m'immobilisant contre le mur et la fenêtre. Ou alors j'étais à mon bureau, il la sortait et la mettait devant ma bouche. - Bruno non, non, je te dis. Pas maintenant. Pas comme ça. - Si. - Non Bruno, je ne veux pas. Pas comme ça. - Allez, juste un petit peu.» 
 

Sex and drug and people ! Plus vendeur sans doute ! Bref, à voir certaines critiques, il semblerait que Doc Gynéco ait marqué le fessard de la romancière plutôt que les esprits.

Publié dans pipoles

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