Sarkozy ou la croissance pour les nuls

Publié le par Milton Dassier

Nicolas Sarkozy fera tout pour dissimuler ses échecs et son bilan calamiteux grâce la complaisance de certains médias bien entendu. Il lui suffira pour cela d'allumer des contre-feux produisant beaucoup de fumée.

Déjà certains de ses amis néoconservateurs mettent en avant son volontarisme en matière humanitaire. La fondation d'Elie Wiesel devrait lui remettre bientôt un "humanitarian award".

On ne rigole pas ou bien pas trop fort !

Libération des infirmières bulgares, libération d'Ingrid Bétancourt, Union Méditerranéenne, quelques tentatives avortées au Liban pour réconcilier les parties, on le voit une diplomatie par procuration dont on s'attribue les mérites, de belles paroles sans effet de Kouchner et, dans le même temps, on se couche devant les forts que sont les USA, la Russie et la Chine tout en choyant les dictateurs amis des industriels français eux-mêmes clients de Maître Sarkozy, avocat au barreau des copains.

Et puis, il y a cette affaire des soldats tués en Afghanistan par ceux qui "menacent la liberté du monde" comme l'a dit Sarkozy hier ou bien comment faire de la propagande en faisant passer une guerre de rebellion contre des puissances militaires occupantes pour une guerre contre le terrorisme et pour la liberté du monde. Car les talibans, aussi nuls soient-ils sur le plan idéologique, sont des rebelles comme il en a toujours existé. Peut-être aidés par des mercenaires.. Et alors? La guerre d'Afghanistan ne finira jamais en victoire de l'OTAN car toutes les guerres de ce type finissent de la même façon: le retrait des troupes étrangères quand on s'aperçoit que les coûts humains et financiers sont très élevés, les résultats très mitigés et ne risquant pas de s'améliorer.

Pourtant Sarkozy était contre le maintien des forces française en Afghanistan pendant sa campagne... Sarkozy est-il assez compétent pour le poste de chef des armées?

Et puis, il y a l'économie...

On va tout faire pour vous faire oublier les déclarations très optimistes pendant la campagne et après l'élection...

Soyez en sûrs, on vous fera oublier le fameux:

"J'irai chercher la croissance avec les dents, s'il le faut" prononcé juste avant l'élection en 2007. Depuis, Sarkozy s'est fait poser un dentier tant ses dents n'ont pas su résister à la crise des subprimes de l'été 2007.

 

A oublier aussi, le 24 août 2007 quand la ministre des finances, Christine Lagarde, annonce : " Nous avons les bases d'une croissance dynamique pour les prochains mois, parce que l'environnement international de la France devrait être globalement bien orienté.» . Pourtant, la crise financière créé l'effondrement des marchés financiers et des faillites dans le secteur bancaire. Le gouvernement a fait voté le paquet fiscal avec notamment, les déductions fiscales des intérêts d'emprunts immobiliers.

A oublier l'objectif d'une croissance à 2,5% pour 2008, fièrement annoncé en septembre 2007.

A oublier cet objectif revu un peu à la baisse (entre 2 et 2,5%) en octobre... Juste au moment où les banques ont reçu 320 milliards pour compenser leurs pertes et décident d'être très prudentes sur les crédits immobiliers, ce qui fiche en l'air la politique du logement du gouvernement basée sur les nouveaux petits propriétaires...

A oublier les problèmes d'inflation qui ne devraient pas toucher la France car la politique de réformes engagées la rendant plus solide comme l'a dit Christine Lagarde en janvier 2008. Celle-ci annonçait une inflation à 1,6% pour l'année 2008. Or, elle est partie pour avoisiner les 3 - 4% !

A oublier aussi... De janvier à avril 2008, le gouvernement multiplie les déclarations rassurantes sur la croissance et l'emploi pour 2008 mais il révise ses prévisions à la baisse. Il parle d'une croissance à 1,7% pour 2008. Nous sommes alors en juillet 2008. Le gouvernement a enfin compris que la crise était grave et se doublait d'une montée vertigineuse des prix de l'énergie (carburants, électricité, gaz...etc), l'aggravant encore un peu plus.

La réalité est toute autre. Voici les chiffres de la croissance à ne pas oublier, ceux-là:

- 1er trimestre : + 0,6 % corrigé depuis en 0,4 % par l'INSEE

- 2ème trimestre : - 0,3 %

- 3ème trimestre (prévision de la Banque de France) : + 0,1 %

- 4ème trimestre : entre - 0,5 % et + 0,3 %

Conclusion : la croissance pour 2008 pourrait atteindre au mieux 0,5%. Dans ce cas, c'est presque la récession, ce qui signifie, chomage, perte de pouvoir d'achat, inflation, paupérisation.

Il paraît que gouverner c'est prévoir...

Et on dit merci à qui ?

Publié dans économie

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TOTO 20/08/2008 22:58

SARKOZY est une catastrophe humanitaire, et je sais de quoi je parle, il m' a cocufié...

Milton Dassier 21/08/2008 03:07


Toto, tu en fais une drole de tête. Mais finalement, il nous a tous cocufiés en s'envoyant la démocratie.