T’es gentil, tu dis bonjour au Président sinon…

Publié le par Milton Dassier

Hortefeux va lâcher ses chiens, Alliot-Marie te faire une piqûre, Roselyne Bachelot te faire une gâterie et Rachida Dati t’étrangler avec une écharpe Dior.

 

Dans la vidéo sortie sur le site Rue89, on voit Nicolas Sarkozy juste avant son interview sur le 19/20 à FR3. Il se fait maquiller et on lui pose des micros. Il dit « bonjour » au technicien qui ne lui répond pas. Ce crime de lèse-majesté, cette surdité volontaire va le marquer pendant plusieurs minutes. Il fait alors des remarques acerbes et amères sur un ton courtois sur le manque d’éducation et semble assimiler tout le service public à cela..

Plus tard, il ironise sur la mise sur la touche du journaliste Gérard Leclerc.

 

Très révélateur, ce comportement. Mise en lumière de son manque d’éducation à lui, de sa très grande sensibilité à la frustration et de certains de ses préjugés.

 

Son manque d’éducation, on le connaissait déjà. Le président est devenu un spécialiste des maladresses et des comportements de mal élevés : du « vol » du stylo du président roumain, aux SMS lus et envoyés en présence du toi d’Arabie Saoudite ou encore chez le pape en passant par le très fameux « Casse-toi, pauvre con ! » du salon de l’agriculture, l'attaque contre les journalistes américains sur le lac, Martinon traité d'idiot sur la télé américaine et de façon plus générale, sa manie de tout ramener à sa personne.

 

La sensibilité à la frustration, c’est ce dont on parle quand des gens, surtout les enfants, sont incapables de gérer, de se retenir de réagir affectivement en cas de refus, de contrainte ou d’atteinte de l’ego.

Un technicien ne répond pas à son bonjour ? Immédiatement, le président en fait une affaire grave et nourrit son préjugé sur les services publics, avec cet incident.

 

Les préjugés sont nombreux chez Sarkozy, que ce soit à propos de services publics ou d’immigration ou de délinquance. Il y a aussi tout ce qui touche au déterminisme génétique.

En fait, avec Sarkozy, on est proche des idées les plus conservatrices sur une hiérarchie de la valeur des êtres humains. « Si on réussit ou on échoue dans vie, c’est qu’on était fait pour ça » pourrait-il dire. Hiérarchie liée au mérite mais aussi, hiérarchie liée à la naissance, voire à l’origine ethnique.

 

Sarkozy est le genre d’homme qui admire ceux qui se sont accomplis à la force du poignet et des poings, en balayant ceux qui leur contestaient cette prétention. L’agressivité comme moteur de progression et d évolution. Oui, mais une agressivité difficile à contenir et à dissimuler sous un sourire pour une affaire plus que banale.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans liberté d'expression

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PALESTRO 02/07/2008 23:02

De quel droit peut on obliger quelqu un qui ne veut pas dire bonjour , nous rencontrons chaque jour de nombreuses personnes qui ne saluent pas ce n est pas pour autant que l on doit se fâcher