Julien Dray : antiracisme ou marketing ?

Publié le par Milton Dassier

Je vous ai parlé des obsèques de Pascal Sevran et de la présence du chef de l’état et de hautes personnalités de la politique. Je m’étonnai de cette considération solennelle vis-à-vis d’un homme qui avait tenu des propos racistes d’une rare violence envers les africains, les noirs et le tiers-monde parce qu’il y a trop d’enfants pauvres à son goût.

 

Le lendemain, par un de ces hasards étranges qui semble délivrer un message qu'on n'a pas sollicité, on apprenait que le supporter, auteur d’injures racistes dans le stade de football de Metz, avait pris trois mois de prison avec sursis.

Donc, d’un côté, un courtisan du monde politique se voit absous de ses « pêchés » par la présence du président de la république en personne et de l’autre, un supporter se voir condamné par la justice « au nom du peuple français ». Pour des mots aussi condamnables…

 

C’est de plus en plus fort. On ne sait plus quoi penser. Comment un gamin de CM2 va-t-il comprendre les « valeurs » de respect et d’humanité si souvent rappelées par certains.  Et ce n’est pas fini. Julien Dray semble, lui aussi, absous par avance des propos diffamants envers Dieudonné.

 

Selon lui, le gang Fofana a enlevé et assassiné Ilan Halimi à cause d’un climat d’antisémitisme entretenu par Dieudonné. Une diffamation grave car, venant de la part d’un député très en vue, d’un responsable de parti, n’importe quel quidam peut croire que Dieudonné est un ennemi à abattre et passer à l’acte. Et comme c’est arrivé à plusieurs reprises, on pourrait dire que Julien Dray a entretenu par ses propos un climat de chasse à l’homme, de lynchage pouvant faire craindre le pire à Dieudonné…

 

Julien Dray a été du même niveau qu’un petit ministre de l’intérieur décidant par avance qu’un homme est coupable avant même qu’il soit arrêté, que son affaire soit instruite et jugée par la justice.

On se rappelle les cris d’orfraie que les caciques socialistes aiment pousser quand Nicolas Sarkozy oublie toute éthique pour Yvon Collona ou pour Zied et Bouna qui se sont vus accusés d’être délinquants lors d’une bavure policière toujours pas jugée. Tiens..Tiens !

 

J’espère qu’on demandera à Fofana et ses acolytes s’ils étaient des fans de Dieudonné, s’ils avaient assisté à ses spectacles, s’ils avaient des DVD de l’artiste, s’ils avaient des discussions sur la vision politique de Dieudonné, s’ils se documentaient et suivaient la démarche de l’artiste plus qu’un autre, s’ils avaient construit leur opinion à propos des juifs à partir du travail de l’humoriste. Si ce n’est pas le cas de façon claire, alors Julien Dray se trompe et a effectivement diffamé.

 

Mais, pour sûr, on ne le fera pas car ça risquerait de rendre Julien Dray ridicule et de l’entraîner à l’écart des couloirs du pouvoir politique qu’il aime tant fréquenter.

 

Une bonne question à poser à Julien Dray et au procureur: a-t-on trouvé des traces de cette prétendue emprise morale de Dieudonné au domicile des accusés ?

 

Et puis c’est grave de « racialiser » un crime de cette façon, vous ne croyez pas ? 

Car, un jour, un type de souche européenne tuera un noir dans la rue pour lui voler son portefeuille. Et, il y aura peut-être des associations, des personnalités pour invoquer une motivation raciste dans ce crime crapuleux tout ça parce qu’on aura trouvé chez l’accusé une carte d’un club de supporters radicaux ou le livre de Pascal Sevran, « Le privilège des jonquilles » !  On dira de ce blanc qu’il était si habitué à entendre et peut-être proférer des injures racistes dans les stades, d’autres diront qu’il avait lu et tant apprécié le livre de Pascal Sevran qu’aucune considération morale n’aurait pu freiner son acte.

Publié dans justice

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