Sarkozy et les immigrés : une préférence nationale insidieuse

Publié le par Milton Dassier

Lors de son interview télévisée, Nicolas Sarkozy a sciemment confondu naturalisation et obtention d'un titre de séjour à propos des travailleurs sans-papier en grève, grève soutenue par leurs patrons.

L'aberration du système « Sarkozy » a été mise à jour. Comment souhaiter une immigration du travail qui s'intègre, respecte les lois, paye impôts et cotisations, apprend le français tout en menaçant d'expulser ceux qui n'ont pas de papiers en règle ?

Ces personnes occupent des emplois délaissés par tout le monde, français et immigrés légaux.

Ce sont des éboueurs, des balayeurs, des commis de cuisine, de boulangerie, des couturières, des manœuvres du bâtiment...etc.

On parle de 50.000 personnes concernées au minimum !

Les expulser, c'est non seulement inhumain mais contre-productif car ces personnes ont été formées, se sont adaptées à la vie de leur entreprise, consomment, cotisent.

 

On se croirait dans le sketch de Fernand Reynaud « j'aime pas les étrangers, parce qu'ils volent le pain des français ». Un sketch des années 60 où l'humoriste fustigeait la xénophobie en parlant d'un étranger qui était boulanger d'un village. Il fut expulsé et depuis le village ne mange plus de pain...

C'est un peu la même chose. « J'aime pas les étrangers car ils prennent les logements des français » Oui mais ils les construisent...

« J'aime pas les étrangers car ils salissent les rues des français » Oui mais ils les nettoient ces rues quand ils sont éboueurs ou balayeurs.

 

Quand un étranger s'engage dans la légion étrangère, il peut devenir français au bout de cinq ans de service. On parle alors de « français par le sang versé ».

Pourquoi ne pas régulariser ces sans-papiers au titre de « la sueur versée » ?

En quoi cela menace-t-il la cohésion française ?

 

Le président est resté inflexible, il régularisera mais au cas par cas, ce qui veut dire en cherchant la moindre petite faille qui pourrait remettre en cause la réussite de l'intégration.

Il y a quelque chose de dogmatique dans une telle attitude.

 

Elle tient à ce qu'on appelle la préférence nationale... Un concept totalement assimilé dans l'esprit des lois qu'a fait votées le président de la république.

A ce moment-là, on peut donc considérer que les ministres d'origine étrangère comme Fadela Amara, Rama Yade ou Rachida Dati, ne sont plus une discrimination positive récompensant un parcours politique digne d'intérêt, mais des assimilés serviles qui ont renoncé à leur différence, à leur identité. Le Front National a lui aussi, en son sein, quelques noirs et maghrébins tout autant « larbinisés » qu'il aime exhiber lors de ses campagnes électorales.

Publié dans racisme et xénophobie

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