Car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse

Publié le par Milton Dassier

Aimé Césaire est en train de mourir et c'est donc l'occasion de relire certains de ses texte, d'y chercher un message pour l'avenir. Les mots d'un poète sont indestructibles, ils traversent le temps et les époques comme un bateau ivre qui erre d'île en île, de port en port, sur tous les océans.

Voici quelques mots du poète qui seront toujours d'actualité.

« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle,car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Chers amis, revenez souvent à ces mots ou bien retenez la dernière phrase:

"car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

La négritude est un concept universel, elle n'est pas l'affaire des noirs ou des descendants d'esclaves mais de tous ceux qui se sentent démunis, dominés, oppressés. On est toujours l'esclave de quelqu'un. Pas vrai?

Il y a ceux qui sont imbuvables tant ils sont imbus d'eux-mêmes, il y a ceux qui se donnent des airs de dompteurs à la recherche de la posture qui en fera des charmeurs, des faux prophètes que suivront tous ceux qui succomberont à leurs douces paroles. Hypnotisés par leur propre peur, ils préfèrent regarder celui qui tend le doigt au lieu de discerner la forfaiture.

Fermez les yeux et répétez:

car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Publié dans anticolonialisme

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