Dans la jungle avec Sarkozy et Chavez

Publié le par Milton Dassier

 

Hugo Chavez s’est dit prêt à aller chercher Ingrid Bétancourt avec Nicolas Sarkozy dans la jungle.  On a tous vu cette vidéo où il en parle.

-         J’ai dit au président Sarkozy : « tu dois en parler à ton ami Bush car il est concerné. » Il l’a vu hier au sommet de l’OTAN, Donc il va lui parler et moi je suis prêt à me rendre avec lui dans la forêt pour aller chercher Ingrid.

Alors, imaginons la suite…

Après une semaine sur le tarmac de l’aéroport de Bogota, la délégation française n’en menait pas large. Elle devenait la risée des colombiens. Les FARC avaient prévenu que concernant les initiatives françaises, ils auraient des pieds de plomb (sic). Une grande méfiance qui menait à une impasse inévitable. On disait que le négociateur Raul Reyes avait été localisé par l’armée colombienne grâce à un téléphone satellitaire fourni par les français pour un contact direct. Une occasion trop belle pour les forces spéciales américano-colombiennes qui avaient mis fin très facilement aux agissements de Reyes par une attaque surprise. La parole de la France n’avait plus beaucoup de valeur, Il fallait frapper un grand coup.

Elvis Nicolas Sarkozy arriva à Caracas à la nuit tombée. Hugo Chavez était là au pied de la passerelle en treillis. Il serra dans ses bras le président français.

-         Nicolas, tu es venu, toi au moins tienes cojones !

-         Hugo, j’ai eu beaucoup de mal à convaincre Carla de me laisser partir, elle est très accrochée tu sais.

-         Oui Carla, ta femme, elle est magnifique et quelle classe ! Tu as de la chance !

-         Je suis heureux que tu l’apprécies. Elle est super, et elle écrit si bien. Tiens écoute ce qu’elle m’a écrit : « Il a l’air d’un ange mais c’est un diable de l’amour. Du bout de ses hanches et de son regard de velours. Quand il se penche, mes nuits sont blanches. Et pour toujours… »

-         Caramba! C’est très beau, sacré coquin. viens on va à l’hélico, on a rendez-vous dans trois heures. Au fait, Elvis, tu as téléphoné à ton ami Bush pour qu’il nous foute la paix ?

-         Oui, c’est fait, on a carte blanche. Mais enlève tes sales pattes de mes épaules et ne m’appelle pas Elvis s’il te plait.

L’hélicoptère personnel du président vénézuélien décolla sur le champ, direction le sud de la Colombie. Sarko avait pris un pistolet Luger à balles perforantes au cas où… BHL et Claude Guéant lui avaient expressément recommandé de se méfier de Chavez, ce dictateur sanguinaire et antisémite qui mangeait des enfants.

Le président s’était un peu assoupi malgré le bruit. Dans sa rêverie, il se rappelait sa jeunesse quand il jouait aux cow-boys et aux indiens avec ses camarades de Neuilly et de Levallois dans le parc d’acclimatation. C’était toujours lui l’indien qui se faisait capturer puis torturer. Cela l’avait marqué jusqu’au jour où mal attaché à l’arbre des suppliciés au bord de l’étang, il avait réussi à se défaire de ses liens et arracher la carabine à plomb des mains du chef des cow-boys. « Je ne  veux plus être un indien, je déteste les indiens, moi je veux gagner, je veux être le chef des cow-boys, j’y pense tous les jours en me rasant. »

Les camarades cow-boys avaient répondu : « T’es trop petit ! Et puis, t’as même pas de poils ! ». Il les avait défié par un tonitruant: "Oui, eh bien, un jour, j'en aurai !"

Il s’était pris une sacrée raclée mais n’avait pas lâché  « l’arme ».

L'hélicoptère survolait maintenant la forêt.
Sarko releva la tête avec l’idée qu’il n’était pas un indien. Bien au contraire, il allait leur montrer ce qu’il était devenu à ces indiens de la forêt de Colombie qui gardait prisonnière la belle princesse blanche.

-         Hugo, veux-tu entendre le discours que m’a préparé mon conseiller Henri Guaino, j’ai l’intention de le lire aux guérilleros pour les amadouer et leur montrer que la France est un grand pays.  Il a repris un grand discours que j'ai lu à Dakar, l'année dernière et qui m'a valu un grand succès, surtout dans mon pays.

-         Ok vas-y, amigo, je met mon casque.

 Je l'ai appris par coeur avec Carla, écoute, tu vas voir, c'est super !

Le drame de la Colombie, c'est que le guérillero n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan colombien, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.


Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.


Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance.


Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.


Le problème de la Colombie et permettez à un ami de l'a Colombie de le dire, il est là. Le défi de la Colombie, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire.


Le problème de la Colombie, c'est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l'éternel retour, c'est de prendre conscience que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé.

Jeunes guerilleros, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie.


Mais le voulez-vous vraiment ? Voulez-vous que cessent l'arbitraire, la corruption, la violence ? Voulez-vous que la propriété soit respectée, que l'argent soit investi au lieu d'être détourné ? Voulez-vous que l'État se remette à faire son métier, qu'il soit allégé des bureaucraties qui l'étouffent, qu'il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu'il domine les féodalités, qu'il domine les corporatismes ? Voulez-vous que partout règne l'État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu'il peut attendre des autres ?


Si vous le voulez, alors la France sera à vos côtés pour l'exiger, mais personne ne le voudra à votre place.

 

Alors, mes chers Amis, alors seulement, l'enfant colombien de Carthagéna, à genoux dans le silence de la nuit colombienne, saura et comprendra qu'il peut lever la tête et regarder avec confiance l'avenir. Et cet enfant colombien de Carthagéna, il sentira réconciliées en lui les deux parts de lui-même. Et il se sentira enfin un homme comme tous les autres hommes de l'humanité.

 

Guérilleros, je vous en prie, au nom de nos valeurs, au nom de la France, libérez la princesse blanche, Ingrid Bétancourt.

 

Hugo Chavez resta silencieux puis lui dit :

 

-         Très lyrique et classe en plus! Mais je ne sais pas si cela prendra avec les FARC…  Tu sais, qu’ils ont raison, tu es d’un naïf.

 

Puis il prit la tête dans ses mains en disant : « On est mal barré ! »

Elvis Sarkozy laissa éclater sa colère :

 
- Ah non, Hugo, ils ont dit « ingénu » mais pas « naïf » !

 

Hugo Chavez, lui prit la main dans les siennes :

 

- Ce Henri Guaino, tu pourras me le prêter de temps en temps ?

Publié dans sarkozy

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Gérard 06/04/2008 06:51

Salut

Un petit tour chez moi pour une grande cause
pourquoi pas ?
Gérard

kadis 05/04/2008 00:20

Salut Milton Dassier,

Je lis très souvent tes tribunes que tu exposes sur ce site, c'est que du régal, j'apprécie énormément ce que tu racontes, tes analyses sur l'actualité au quotidien, et surtout sur le people Elvis Presley, ou le Zorro de l'Elysée. Tu me fais rire, j'espère que tu continueras, ne changes rien, continue en libre penseur, ça change de la pensée unique des pseudos-philosophes intellectuels réac qu'on nous passe constemment à la télé. Heureusement qu'il y a des blogs comme le tien, pour se divertir, et faire différentes analyses, par rapport aux médias.

Merci

kadis 04/04/2008 22:50

Salut Milton Dassier,

Je lis très souvent tes tribunes que tu exposes sur ce site, c'est que du régal, j'apprécie énormément ce que tu racontes, tes analyses sur l'actualité au quotidien, et surtout sur le people Elvis Presley, ou le Zorro de l'Elysée. Tu me fais rire, j'espère que tu continueras, ne changes rien, continue en libre penseur, ça change de la pensée unique des pseudos-philosophes intellectuels réac qu'on nous passe constemment à la télé. Heureusement qu'il y a des blogs comme le tien, pour se divertir, et faire différentes analyses, par rapport aux médias.

Merci

Milton Dassier 05/04/2008 00:45


Merci beaucoup, c'est très sympa de lire des encouragements comme les tiens. N'hésite pas à faire connaitre ce blog et à faire des suggestions pour l'améliorer. Encore merci et à bientot.