Sarkozy chute encore, qu'en est-il du sarkozisme?

Publié le par Milton Dassier

undefinedLa chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages se poursuit avec la publication, ce matin d'un sondage du Parisien qui indique qu'une majorité de français reconnaissent des qualités au président mais pas celles d'un chef d'état. 
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64% des gens interrogés pensent qu'il n'apporte pas de solutions aux problèmes des français.
Et c'est là tout le problème. Nicolas Sarkozy est coincé sur le terrain de l'amélioration des conditions de vie de la majorité des français. Il a brassé beaucoup d'air, a pris beaucoup de mesures de ministre de l'intérieur avec des lois sur la sécurité, la justice et l'immigration.
Ses chantiers sur les retraites, les universités et dernièrement sur les quartiers ne représentent pas la rupture attendue. Il a tant cherché à diviser ses adversaires qu'ils se sont multipliés.
Oui, le président est un super ministre de l'intérieur puisque c'est sa "spécialité" en quelque sorte, mais un piêtre Ptremier Ministre car il connait mal ses dossiers. Rappelons-nous les "à-peu-près" et les bourdes dans ses dialogue avec les ouvriers d'Arcelor-Mital, les pêcheurs, les cheminots et les maladresses avec les enseignants, les juges, les taxis.
Que reste-t-il pour faire "présidentiel" ?
La politique étrangère? Parlons-en. Rapprochement inquiétant avec les USA, Israël, et l'OTAN, opération médiatique avec les infirmières bulgares et les journalistes français au Tchad, visite de Khadafi, félicitations à Poutine, gaffes et bourdes en tout genre (Sénégal, Syrie, Liban, Russie, G8).
Les grandes questions institutionnelles et métaphysiques?
C'est le grand "foutoir" mais on commence à comprendre où veut en venir Nicolas Sarkozy.
Il n'y a qu'à se rappeler certaines déclarations, certaines lois.

L'homme estime qu'il y a un ordre qui s'impose aux hommes. 

Un ordre basé sur :

- Le mérite à voir tout autant comme une invitation pour chacun au volontarisme, au dynamisme, au travail, au dépassement mais aussi comme l'acceptation de son sort, chacun son mérite, chacun sa place. Le mérite comme ordre qui maintient les privilèges des puissants, l'élite et la misère des pauvres. Ce qui rejoint d'une certaine façon l'idée que beaucoup du sort des hommes est lié à l'inné.

- L'innéité comme lorsqu'il l'invoque à propos des homosexuels et des pédophiles sans oublier les déviances du comportement chez l'enfant

- La place de la religion comme régulateur social, source d'une morale basée sur l'opposition entre le bien et le mal, garante de paix dans les masses populaires. D'où son envie d'ouvrir des brêches dans la laïcité et la neutralité de l'état, puis d'ouvrir le champ religieux et d'encourager de nouvelles congrégations protestantes et des "sectes" qui ratissent très large : évangélistes, scientologues, témoins de jehova.

- Le rejet de toute idéologie basée sur le marxisme donc le socialisme, le collectivisme, la lutte des classes.

- Le modèle américain matérialiste et messianique, impérialiste et militariste.

Le sarkozisme appliquée à la France pour l'instant, c'est d'abord les changements d'orientation en politique étrangère, les fréquentes références aux bienfaits de la religion mais aussi les tentatives d'imposer des icônes qui glorifient naïvement des martyrs laïques et subliment l'esprit de sacrifice ou la dignité des victimes comme on l'a vu avec les résistants des Glières, Guy Moquet et les enfants juifs déportés durant l'occupation nazie.

Il reste encore 4 ans &1/2 de sarkozisme à subir...

Publié dans politique

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Yamela 17/02/2008 07:34

Très bel article résumant notre locataire élyséen et la dérive vers laquelle il mène sournoisement ce pays avec la bénédiction des fayots qui l'entourent dont le degré de servilité atteint les sommets de nos jours.