Mardi 2 octobre 2 02 /10 /Oct 18:50
Les missions secrètes d'OSS 118 : Scoumoune à Rangoon !

Hubert Vomisseur de la Baffe nous a adressé ce courrier d'une provenance inconnue. En exclusivité mondiale, il nous dévoile les tenants et détenants de la crise birmanienne. Un vraie flop pour la diplomatie française mais chttt... il ne faut pas le dire.



shao.jpg Chers amis,

Je vous écris d'un monastère où je suis retenu comme prisonn comme otag invité par des bonzes birmans.

Vous allez vous demander ce qui a bien pu m'arriver et comment le président de notre bien-aimé pays va agir pour ma libération. Je dois avouer que je n'en sais absolument rien.

Voilà le terriblement enchainement des faits.

Pour satisfaire Rama Yade qui insistait pour que la France obtienne la libération d'Aung Sang Kyu Chi, notre phare de la nation, notre bien-aimé président m'a ordonné de partir pour Rangoon et de préparer le terrain juste avant une première visite de Rama Yade qui précèderait la venue de Cécilia.

Voici ses paroles:

- Ecoute Hubert, je dois prononcer un grand discours à l'ONU et la France va présider le conseil de sécurité jusqu'à la fin du mois. Il y a matière à redonner à la France, la place qu'elle doit occuper dans le concert des grandes nations influentes. Va à Rangoon et rend la libération d'Aung Sang Kyu Chi possible. Tu te rappelles mon slogan merveilleux qui a su redonner tant d'espoir aux français : "Ensemble tout est possible !"

- Oui, je ne l'oublierai jamais car il m'a redonné foi en la vie, Président.

- Voilà mon plan : Ton objectif est simple : Aung Sang Kyu Chi accueillie par Cécilia en pleine jungle à la frontière birmano-thaïlandaise, juste au bout d'un pont suspendu par lequel elle sera arrivée. A TF1, ils m'ont dit que ça fera un tabac. La symbolique du pont fragile, frêle trait d'union entre deux mondes, le monde du vice et le monde de la vertu, ça fera pleurer toute la planète. C'est Henri Guaino qui me l'a dit. Toi, tu resteras caché 50 m derrière et tu tireras quelques coups de feu en l'air, histoire de montrer au monde quel danger elle vient d'affronter et les risques que nous avons pris.

- D'accord, votre excellence suprême, je le ferai. Un ou deux tirs de mortier en plus, ça serait pas mal non?

- Très bien, très bonne idée.Mais, il faut que ça arrive exactement à la fin de mon discours à l'ONU.

Une fois prévenu par oreillette, j'interromperai mon discours pour annoncer la grande nouvelle.

Tu arriveras à Rangoon et tu iras négocier avec le chef de la la junte, le généralissime Than Shwe. Je leur offre une centrale nucléaire, deux s'il le faut contre Aung Sang Kyu Chi. Ils ne pourront pas refuser. La technologie française au milieu de leur jungle, c'est inespéré pour eux, c'est comme une rolex en or au milieu d'un champ d'épinards ! Pars immédiatement et n'oublie pas! Toi et moi, nous sommes en mission pour la France.

Je partis immédiatement, me rendis à Rangoon au palais du président-dictateur-général de la Birmanie, Than Shwe. Bien reçu au départ, je me heurtai à un mur d'incompréhension, je proposai alors la centrale nucléaire. C'est là que tout bascula : le généralissime me dit avec douceur en me fixant droit dans les yeux:

- Mais, mon cher Monsieur, Aung Sang Kyu Chi, nous en avons besoin, elle est notre garantie. Nous la maintenons en résidence surveillée car, ainsi, le peuple n'a aucune chance de nous évincer. C'est une sanction dure mais peu brutale, Aung Sang Kyu Chi garde une bonne mine, le peuple garde un peu d'espoir et continue de travailler pour nous sans moufeter !

Donc vos technologies ne nous servent à rien. Par contre, nous ne serions pas contre quelques hélicoptères pour la chasse.

- Pour la chasse? répondis-je

- Oui, nous adorons chasser le tigre en hélicoptère et accessoirement le rebelle Karen.

- J'en réfèrerai à mon président... balbutiai-je

Ca partait très mal, comment faire pour remplir ma sainte mission. C'est alors que je rencontrai une jeune nonne boudhiste. Elle m'emmena chez son oncle dans un monastère. Je leur fis part du souci constant chez le président de la France, de libérer Aung Sang Kyu Chi. Ils en furent émus jusqu'aux larmes. Ils lui dédièrent cinq bâtons d'encens et psalmodièrent des prières. Je leur parlai de notre beau et tendre pays, je leur lisai la lettre de Guy Moquet et leur racontai son sacrifice pour la nation, puis les exploits des résistants du plateau de Glière où s'était rendu en pélerinage, notre lumineux et grand président. Je leur montrai des photos du président devant la croix de Lorraine à Colombey-les-deux-églises. En voyant son regard inspiré, ils furent frappés par sa grandeur et sa noblesse spirituelles. Ils étaient conquis.

L'ambiance était magique. Dans leurs yeux, il y avait l'espoir, l'espoir que la vie avait beaucoup à leur offrir. Je leur montrai alors une photo de cet homme extraordinaire qu'il ne connaissait pas quelques heures avant, et leur traduisis le slogan marqué en-dessous : "N'ayez pas peur" et j'ajoutai: "Il a terrassé Chirac, il a détruit Villepin, il a pourfendu Ségolène Royal, il a écrabouillé Bayrou, il a vaincu ses pires ennemis du PS sans combat avec l'habileté des sages , il est... il est... la vérité de l'homme. Quoi que vous fassiez, il sera toujours à vos côtés car il est la France et la France est toujours du côté des opprimés !"

Ce fut comme un choc de croissance et tous se levèrent comme un seul homme. Ils se ruèrent dans les rues, et quiconque lisait dans leurs yeux, savait que l'espoir, la confiance étaient de retour. La délicieuse sensation de celui qui prend les armes pour une juste cause les motivait au-delà du concevable. Dans les rues de Rangoon, les moines défilèrent à cent, puis à mille, puis à dix mille. Comme un mot magique qui met à terre les dragons de l'infortune, leur cri de ralliement était le nom de notre présidentissime. Il était la réincarnation de Bouddha, le sauveur des peuples et des opprimés partout dans le monde. Les quelques journalistes présents notèrent que les manifestants en appelaient à Aung Sang Kyu Chi mais en réalité, ces nains scribouillards se trompaient. Les moines hurlaient avec leur accent inimitable : "Oh Sar Kyo Zi! Oh Sar Kyo Zi! Tu es notre lumière céleste alors descend du ciel pour nous montrer le noble chemin! Que tes bras de diamant brisent nos chaînes et fassent de nous tes nuages d'orage !"

Puis les soldats firent leur apparition. La foule convergea vers le domicile d'Aung Sang Kyu Chi qui leur offrit son plus beau sourire. Ils furent comme galvanisés... Les soldats tirèrent en l'air, d'abord puis sur eux. Ceux qui moururent le firent en souriant.

Aujourd'hui, l'ordre règne sur Rangoon et les moines m'en veulent à mort mais heureusement, chez les bouddhistes, on ne tue pas. C'est bien ma chance. En attendant, ils m'ont fait bouffer la lettre de Guy Moquet.

Par Milton Dassier - Publié dans : Missions d'OSS118
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