Début de bataille navale à Wolfeboro : Sarkozy s'en prend à deux paparazzis

Publié le par Milton Dassier

Un vrai cador

 

A force de jouer à la star ou au jet-setter, et malgré ses connivences à peine dissimulées avec une bonne partie de la presse, le président français vient de s'apercevoir qu'il n'était pas à l'abri des audaces des paparazzis.

Une balade sur son yacht et voilà qu'il voit au loin un petit hors-bord avec deux photographes qui mitraillent au téléobjectif tout ce qui bouge dans le New-Sarkoshire américain. Depuis hier et sa rencontre très détendue avec les journalistes, Sarkozy a, en quelque sorte, dévoilé une bonne part de son intimité. Car, ne nous n'y trompons pas, l'homme ne peut pas s'empêcher de mettre en scène le moindre de ses mouvements, de jouer à l'homme du peuple qui n'a rien à cacher. Selon ses dires, il fait partie de ces français qui ont besoin de vacances et de ces 900.000 tourisqui partent aux USA .

La contrepartie de cet exhibitionnisme calculé est souvent source de désagréments : critiques, reproches mais aussi tentatives d'en savoir plus, de soulever encore un peu plus le rideau de la sérénité et de l'authenticité triomphantes. La nature de certains hommes est de vouloir aller jusqu'au bout de la nature des choses. Mais cela, Sarkozy ne l'admet pas d'où sa colère tout à fait spontanée à l'encontre des deux malheureux photographes qui avaient obtenu les autorisations nécessaires et s'étaient bien gardés d'entrer dans le périmètre de sécurité bien balisé.

 

Master and Commandersarkocrow.JPG

 

Tel un commandant de frégate à l'abordage de corsaires trop carnassiers, il a fait virer de bord et pointer sa proue vers le navire indélicat. Puis, une fois à portée de grappins,  il a lui-même sauté à bord pour s'en prendre avec une colère à peine contenue aux deux compères qui n'en menaient pas grand large. En vociférant, en hurlant même, il s'est saisi d'un des boitiers comme s'il allait le jeter à l'eau. Il a continué d'investiver ces mauvais sujets sans s'apercevoir qu'ils étaient américains. Rappelons-nous qu'il avait déclaré la veille: "my english is so bad!" montrant ainsi qu'il était capable d'égaler Raffarin dans son usage de l'anglais. Ils n'ont donc pas pu rapporter la teneur des propos certainement très dignes du président. C'est une femme sur le yacht qui leur a signifié que le président ne voulait pas qu'on prenne de photos.

Cette réaction spontanée semble à dix lieues de que ce qu'on s'attend d'un président de la république. Le culot des paparazzis et leurs actions "commando" font partie de tous les manuels de formation des gardes du corps bien formés qui savent faire preuve d'une courtoisie minimale pour éloigner les photographes trop curieux.


Mais à force de tout vouloir faire soi-même...

Publié dans sarkozy

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A
Chasser le naturel et, il revient au galop !
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A
Bonjour, Milton !<br /> Nous savions que cet homme n'avait pas la charpente pour le rôle de chef de l'Etat. Les lobbies, eux aussi, le savaient, ce qui explique justement leur soutien, afin de mieux le manipuler. Nous y sommes donc, et ce n'est que le début. Incroyable ! <br /> <br /> A+
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M
Il se comporte comme un parvenu devenu le chef d'une grande entreprise à force de séduction et coups bas. Le tout avec un niveau culturel qui frise le ras des pâquerettes.. Et en plus, son extraction, son parcours montrent qu'il est loin du peuple qu'il méprise tout en se donnant l'apparence du contraire.