économie

Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 22:05

A Toulon comme à New-York, à l'ONU,  la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs vis-à-vis du capitalisme financier qui a abouti aux dérives qu'on connait en ce moment.

N'oublions pas qu'il y a à peine deux ans, il voulait créer les fonds de pension à la française pour pallier les difficultés du système de retraite par répartition. Or, qui dit fonds de pension, dit spéculation financière..

N'oublions pas non plus qu'il voulait dépénaliser le droit des affaires comme il le déclara il y a 12 mois à l'université d'été du MEDEF..

 Et puis, le voilà à Toulon, après New-York, affirmant avec le plus grand sérieux que le système boursier

"a trahi les valeurs du capitalisme économique de marché» et que "il faut pouvoir expliquer qui est responsable du désastre et que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes".

Oui mais voilà, la soirée de gala, le pince-fesse, à New-York où il était l'invité de marque pour recevoir le prix humanitaire de la Fondation Elie Wiesel était présidé par Serge Dassault et... Stephen Swartzman. Et qui est Stephen Shwartzman?

C'est la 93ème fortune mondiale, il est propriétaire d'Orangina et des hotels Hilton. Mais surtout, c'est un ancien dirigeant de Lehman Brothers, la banque qui vient de couler car particulièrement impliquée dans la crise des subprimes. Il est le créateur de l'entreprise "Blackstone". Les activités de Blackstone sont le capital-investissement, l'immobilier, la dette d'entreprise, la gestion alternative et le conseil, notamment aux entreprises en difficulté, en investissement en action et en réorganisation. Bref, une entreprise au coeur du scandale qui agite le monde financier !

Blackstone a perdu 89% de sa valeur en un an, ce qui n'a pas empêché son PDG, Stephen Schwarzman de toucher 350 millions de dollars de primes et de bonus. Pour son 60ème anniversaire en 2007, Stephen Shwarzman a organisé une fête qui réunisait tous les acteurs principaux du scandale financier justement ceux que Nicolas Sarkozy voudrait voir sanctionner pour redresser le capitalisme. Par exemple: Stanley O'Neal ex PDG de Merrill Lynch, Llyod Blankfein patron de Goldman Sachs, Jimmy Cayne patron de Bear Stearns et Jamie Dimon PDG de JP Morgan Chase

On le voit, Nicolas Sarkozy a des amis peu recommandables aux USA. Et le pire est qu'il appelle à ce que ses propres amis, ceux qui lui remettent des prix, soient sanctionnés pour leur irresponsabilité et leur rôle dans la déconfiture du système financier mondial.

Donc, Nicolas Sarkozy est soit un fieffé menteur, soit un grand naïf, soit un ami peu sincère....

Par Milton Dassier - Publié dans : économie
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Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 18:09
Un excellent article, très pédagogique, sur la crise des subprimes a été publié par un universitaire de l'université de Zurich, W. Wüthrig. On ne peut pas faire plus clair. Comme c'est un peu long, j'ai condensé mais ceux qui souhaitent lire l'article en entier pourront le faire ICI sur Alterinfo .

Pour comprendre, il faut se baser
sur les deux banques qui ont été sauvées de la faillite par l'état américain : Fannie Mae et Freddi Mac. Leur rôle : trouver de l'argent frais pour les banques qui prêtent aux emprunteurs particuliers et aux entreprises. Des "méta-banques" en fait. Plus ces méta-banques fournissent de l'argent, plus les banques peuvent offrir des possibilités de prêts.
Ces banques, au départ, appartenaient à l'état qui les a privatisées par la suite mais en les exemptant d'impôts et en garantissant certaines de leurs activités. Donc des méta-banques privées mais avec un label de l'état.

Les deux banques pouvaient recourir à des emprunts d'Etat, étaient exemptées d'impôts et la surveillance exercée sur elles était moins étroite que pour les autres banques. Leurs dettes n'étaient toutefois pas explicitement garanties par l'Etat, contrairement à ce que l'on croyait souvent, à tort.

"Ecoutons" W. Wüthrig

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Pourquoi les deux banques usaméricaines ne sont-elles plus en mesure d'assurer la tâche qui leur a été confiée en 1939 par Roosevelt, c'est-à-dire de trouver des fonds pour les banques locales et régionales, qui ensuite accordent des prêts hypothécaires avantageux, et par là d'aider à la construction de logements?
On sera peut-être tenté de répondre hâtivement que les Américains s'endettent beaucoup trop. Cela fait partie de leur quotidien, comme le hamburger et les frites. Mais ce n'est pas tout à fait exact. Les champions du monde, en matière d'hypothèques, ce sont les Suisses. L'endettement hypothécaire s'élève, en Suisse, à 90 000 francs suisses [= 57 000 euros] par tête – nettement plus qu'aux USA. Pourtant ce n'est pas en Suisse que se trouvent l'origine et l'épicentre de la crise financière, mais aux USA.

Fannie et Freddie, ainsi que d'autres établissements hypothécaires qui fonctionnent de manière analogue ont commencé, dans les cinq premières années 90 à «titriser» les hypothèques. C'était alors une toute nouvelle méthode de financement des prêts hypothécaires. Qu'est-ce que c'est? Un exemple concret permettra de l'expliquer de façon imagée:


Ben Johnson, de Santa Barbara, en Californie, veut se construire une maison. Il prend à sa banque régionale un crédit hypothécaire à hauteur d'un demi million de dollars. Ainsi commence – pourrait-on croire – une longue relation d'affaires entre Ben Johnson et sa banque. Mais il n'en est rien. La banque régionale revend l'hypothèque qu'elle a consentie à Ben Johnson à un «financeur hypothécaire», par exemple Freddie ou Fannie. Qu'en font ces derniers? Freddie «titrise» l'hypothèque. Autrement dit: la banque sélectionne un nombre important de créances hypothécaires accordées à diverses personnes (parmi les­quelles Ben Johnson) et les regroupe en un pool (un «pot» commun) dont elle fait un titre. Qu'elle revend ensuite à des établissements financiers du monde entier (principalement des banques, assurances, fonds alternatifs [hedge funds] et fonds de pension). Et donc Ben Johnson de Santa Barbara paie à Freddie tous les six mois les intérêts de son prêt hypothécaire. L'établissement financier qui se trouve à Shanghai ou quelqu'un d'autre dans le vaste monde perçoit l'argent que lui garantissent les intérêts du titre. Ben Johnson ignore totalement qui reçoit son argent. La relation d'affaires personnelle établie à Santa Barbara est devenue une relation mondialisée, où débiteur et créancier ne se connaissent pas.


Qu'est-ce qui se passe alors si Ben Johnson perd son boulot et ne peut plus payer ses intérêts? La banque régionale qui a accordé l'hypothèque originale n'a plus rien à voir dans cette affaire. Puisqu'elle a revendu la créance et en a transféré les risques à Freddie! Plus personne avec qui examiner calmement la situation. L'établissement financier de Shanghai ne peut sûrement pas s'en charger, il ne connaît pas Ben Johnson. Le créancier de Shanghai et le débiteur Ben Johnson de Santa Barbara n'entretiennent aucun contact d'aucune sorte. Et donc on en arrive très vite à la vente aux enchères forcée de sa maison. Les prix de l'immobilier s'étant effondrés aux USA, on n'en tire pas grand-chose et Freddie enregistre une perte. Le titre (créé par la banque) perd de sa valeur.

Quels avantages les banques trouvent-elles à titriser? Reprenons notre exemple: la banque régionale de Santa Barbara a revendu la créance de Ben Johnson et a touché de l'argent. Avec cet argent elle a pu accorder une nouvelle hypothèque, qu'elle a revendue, et ainsi de suite. Le volume des crédits est multiplié plusieurs fois. Les bénéfices éventuels s'accroissent dans les mêmes proportions. C'est aussi ce que pensent Fannie et Freddie. Eux aussi revendent leurs créances (sous forme de titres), eux aussi retirent de l'argent de la vente, eux aussi créent de nou­velles hypothèques et ainsi de suite. C'est principalement par le biais de ces mécanismes et d'autres semblables que Freddie et Fannie ont atteint des proportions incontrôlables, jusqu'à financer la moitié des prêts hypothécaires aux USA;
Quels avantages en ont retiré les banques participantes? Les titrisations étaient une affaire lucrative pour tous ceux qui y étaient impliqués. Les employés ont sans doute touché des bonus (des primes). Et les actionnaires aussi en ont retiré grand profit. En 1990, lorsque la «titrisation» et le commerce des crédits hypothécaires a démarré, on pouvait acquérir une action de Fannie pour 10 dollars. En 2000 il en fallait déjà 100. Ces dernières semaines, plus dure a été la chute. Les actions de Fannie et Freddie ne valent plus que quelques cents. Les actionnaires ont perdu la totalité de leur mise de fonds, l'Etat étant désormais le nouveau propriétaire.

Ce qui suit est également très simplifié: Comme il a déjà été dit, la banque regroupe un nombre important de créances hypothécaires en un seul pool et les transforme en titres. Où est le problème? En regroupant de nombreuses créances hypothécaires personnelles en un seul titre, on s'y perd facilement. Qui sont ces gens qui me doivent de l'argent? Puis-je leur faire confiance? Et cela se complique vraiment quand ils habitent à l'autre bout du monde, dans un autre espace culturel. On ne sait plus très bien quelle est au juste la valeur de ces titres. Et l'on peut en dire autant du spécialiste chargé de contrôler la sécurité de ces titres. Sans que ce soit visible, elles ne valaient que la moitié de leur valeur nominale. Ces titres ont ainsi acquis une réputation de «pochettes surprise».
Mais désormais ces titres font l'objet d'une répulsion puisqu'on sait ce qu'elle représente en terme de risque. On les évite et elles perdent leur valeur. Les banques et assu­rances détentrices de ces titres ont dû recourir à des annulations massives de titres.

L'insouciance avec laquelle les banques ­américaines accordaient des crédits s'est peu à peu ébruitée, et les prix honteusement surévalués de l'immobilier ont commencé à baisser. Et les créances hypothécaires ont fini par n'être plus couvertes. Les banques ont augmenté leurs taux et exigé d'être remboursées. Il s'en est suivi des cessations de paiement et des mises aux enchères forcées.
Les établissements financiers du monde entier qui détenaient des billions dans ces titres ont pris peur et tenté de revendre leurs titres. Et il ne s'est trouvé personne pour les acheter. C'est ainsi qu'a débuté la crise, en juillet 2007. Depuis elle dure; aucune sortie n'est en vue.
Depuis janvier 2008, plus de 1,4 millions d'enchères forcées ont eu lieu. Les taux de défaillance ne concernent pas seulement les hypothèques à bonus faibles (subprimes). Même des hypothèques dites «premières» (prime) sont touchées. Les prix de l'immobilier s'étant effondrés, Fannie et Freddie ont subi de lourdes pertes, et les valeurs de leurs titres se sont à leur tour effondrées. C'est ce qui a provoqué leur banqueroute.

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J'espère que les propos de Wüthrig vous ont suffisamment éclairé. A noter que cette titrisation "bidon" ne concerne pas seulement les crédits immobiliers hypothécaires mais d'autres type d'emprunts y compris le financement d'entreprises....

Ce qu'il faut retenir pour comprendre l'ampleur de la crise est que montant cumulé des créances hypothécaires douteuses s'élèvent à , attention, tenez-vous à quelque chose, à 12.000 milliards de dollars, soit 40.000 dollars par américain !

Ce qui est étrange est que ce système fonctionnait avec l'aval des politiciens, y compris en Europe. L'idée étant que si cela rapporte de l'argent, c'est bon pour l'économie. Quelle naïveté car, on le voit actuellement, c'est l'argent du travail des plus pauvres qui partaient ainsi vers les marchés boursiers du monde entier. Mais pas n'importe quel pauvre, ceux qui croient au rêve du travail qui permet de s'élever socialement et d'avoir une vie confortable. Ceux qui croient tant en ce rêve qu'ils travaillent plus pour gagner plus et s'ils perdent plus, ils continuent d'espérer et de travailler encore plus dans un sursaut de survie !

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 25 septembre 4 25 /09 /Sep 20:22

Ils ne savent plus à quel sein se vouer. La panique règne à bord du Titanic. Tous cherchent un canot de sauvetage vis-à-vis de l’opinion.

Car si le discrédit est immense, la disgrâce pour incompétence n’est pas loin.


Oui, ils y vont de leurs solutions à la crise. Il y a ceux comme Lagarde qui se sont déjà mis la tête dans le sable et affirment avec une circonspection élégante que la crise est déjà derrière nous, que la situation française est bien plus favorable pour résister. Mais résister à quoi ?

 Aux faillites de banques et de société financières  ou à la récession de toute l’économie ?


Lagarde a dû pleurer en écoutant George Bush, la nuit dernière, lui qui a annoncé que l’économie américaine était en très grand danger. C’est donc la vérité, l’économie américaine est bâtie de vent sur des fondations en sable. Les américains vivent à crédit, donc consomment beaucoup et placent toutes leurs économies en bourse et dans de l’immobilier qu’ils ne peuvent plus payer. La bourse s’effondre et les américains perdent leurs économies ainsi que leurs retraites, l’immobilier s’effondre avec le crédit, alors la consommation s’effondre et c’est la récession.

 

Les économies productives contrôlées un minimum par l’état, tirent le mieux leur épingle du jeu. Chine, Russie, Brésil, Vénézuela, Mexique, pays du golfe persique, Iran. Elles ont des réserves immenses de pétrole et de gaz. Elles n’ont pas ou peu d’efforts de guerre…

Allez, un exemple, les USA ont dépensé « seulement » 600 milliards dans leur aide militaire à la Colombie ces dernières années… Pendant ce temps, le Brésil, le Vénézuela, l’Argentine non seulement remboursait l’intégralité de leur dette mais affichait une croissance de 5% annuel...

 

Et Sarkozy qui parle de sanctions contre les responsables de cette crise.    

Je rêve ou alors je deviens fou.

Sarkozy parlait l’an dernier de la dépénalisation du droit des affaires qu’il souhaitait pour ne pas empêcher ceux qui le peuvent de gagner plus sans risquer d’être poursuivi.

Applaudissements et standing-ovation de tout le MEDEF dont la présidente, Laurence Parizot, aujourd’hui, se dit catastrophée par ce qui arrive, parle de 11 septembre de la finance et craint pour les entreprises françaises.

 

Ils ont oublié que celui qui gagne de l’argent en spéculant ne le réinvestit jamais en créant une entreprise de production mais en cherchant d’autres positions spéculatives. La spéculation est alimentée par les profits de la production donc du travail. Des banques ont prêté à une entreprise de production, l’argent récupéré par la banque sera placé sur des fonds spéculatifs. Même chose si une entreprise fait du bénéfice, elle cherche à faire grossir son profit par des placements spéculatifs à risque. Si ça marche, elle continue et, tel un trou noir, l’argent du travail finit dans le tourbillon de la spéculation. Ce qu’on oublie, c’est que les valeurs sont calculées en fonction de l’offre et de la demande, des entreprises florissantes peuvent se voir boudées par les investisseurs et voir leur titre chuter en bourse. Il y a toute une question liée à la confiance. Au nom de cette confiance, il est certain qu’on fera faire d’énormes sacrifices aux travailleurs et aux contribuables.

 

Sarkozy soutient les néoconservateurs et leur militarisme qui coûte des milliers de milliards de dollars à l’économie américaine qui s’est donc endettée sur des milliers de milliards de dollars..

 

Alors Sarkozy parle aujourd’hui mais, les caisses étant vides (sic), il n’a aucune marge de manœuvre. Sarkozy est un capitaine dont le navire n’a presque plus de voiles… Il parlera des réformes qu’il faut poursuivre, réformes qui impliquent forcément un dégraissage des budgets sociaux et des postes de fonctionnaires… Son habileté sera de le dire sans le dire. On en rigole d’avance !

 

La confiance des épargnants a disparu, tous ces gens placent leur argent en sicav monétaires en Euros, même les obligations et l’assurance-vie n’inspirent plus confiance. Normal, elles sont « indexés » sur les cours des entreprises cotées à  la bourse.

 

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 22 septembre 1 22 /09 /Sep 21:19

Tout comme moi, la crise financière qui a frappé les bourses a dû vous laisser songeur. Les optimistes nous assurent que la crise est derrière nous. D’autres pensent que les conséquences sur nos vies vont être terribles d’ici quelques mois voire quelques années. En réalité la donne a changé et nous n’en avons pas été avertis. Juste un exemple facile à comprendre.

 Le classement Forbes des plus grandes fortunes mondiales est révélateur des changements qui ont lieu dans l’économie.

 Qu’on s’en rende compte : les 40 premières fortunes concentrent 1000 milliards de dollars !

 On imagine le pouvoir que cela représente, ces 40 personnes peuvent faire la pluie et le beau temps sur le monde.

 Autre ordre d’idée, la fortune des 400 américains les plus riches représente 1570 milliards de dollars soit le PIB du Canada !

 Selon le magazine « Forbes », les fortunes des plus riches des américains ont diminué ce qui illustre bien le marasme financier des années Bush.

 Le classement des plus grandes 30 fortunes privées voit sa répartition géographie se modifier dans le sens d’une diminution des USA et de l’Europe et d’une augmentation des fortunes russes, chinoises et indiennes.

 7 américains

7 russes

6 européens (dont 2 français)

4 indiens

2 chinois

2 séoudiens

1 ukrainien

1 arabe des émirats

1 thaïlandais

1 libano-mexicain

1 bruneïri

 A noter que le plus riche des japonais a une fortune de 8 milliards de dollars.

 On le voit, il y a bien eu une redistribution des cartes en matière de finance internationale et le plus surprenant est que dans les médias français, on ne parle pas de cette tendance de plus en plus manifeste vers la constitution d’une élite financière internationale qui compte de plus en plus de gens des pays émergents. Ainsi, on comprendra mieux combien les marges de manœuvre américaines et européennes en matière d’économie sont difficiles. Car la donne a changé aussi au niveau des grandes entreprises de production et des gouvernements.

 La guerre économique est d’ores et déjà perdue par l’occident qui a misé sur ses produits financiers pour faire de l’argent. En gros, cela donnait : « Vous, les producteurs de l’économie réelle, venez placer vos bénéfices en produits financiers indexés sur les résultats de notre économie virtuelle ».

 Les pays émergents tiennent une part de plus en plus grande de l’économie mondiale. La preuve, on ne voit pas d’économie émergente s’écrouler du fait de mauvais placements. L’occident a dépensé des sommes colossales dans des opérations géopolitiques et militaires, sommes qui auraient pu être investies dans l’industrie, la recherche, le développement durable et la conquête de nouveaux marchés.

 Les pays émergents se montrent donc bien meilleurs gestionnaires que les pays occidentaux très endettés. Et cela va plus loin car ceux qui mèneront le jeu désormais seront les pays qui gardent la maîtrise de leurs fondamentaux économiques et financiers et rejettent les sirènes des fonds de placement à risque des occidentaux.  La Chine possède 20% de la dette américaine, la Russie possède 1300 milliards de dollars en bons du trésor américain, si elle les mettait sur le marché, le cours du dollar s’effondrerait. Le Vénézuela, l’Iran, la Russie, la Chine, contrôlent les sociétés qui produisent et revendent leurs ressources énergétiques. Ces pays ont donc "verouillé" leur économie de façon à ce que les puissances occidentales ne puissent pas en avoir la main-mise.


Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : Les antilibéraux
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