liberté d'expression

Dimanche 18 janvier 7 18 /01 /Jan 15:43

Arthur se serait vu interdit de se produire en spectacle par des manifestants pro-palestiniens.
Je condamne cette intolérable atteinte à la liberté d'expression.. Si la Palestine s'exprime où va-t-on?

Il y a quelques années, c'était juste après la campagne pour faire interdire les spectacles de Dieudonné quand celui-ci avait osé faire un sketch sur un colon israélien fasciste et adhérent au clash des civilisations; il y a quelques années donc, j'avais eu une discussion avec un ami sur le fait que, désormais, ceux qui se considèrent comme indigènes feraient comme les organisations communautaires juives.

Ils dénonceraient, feraient pression contre tous ceux qui manifesteraient soit une hostilité à leur égard, soit un soutien à leurs ennemis ou supposés comme tels.


Quand chacun veut voir midi à sa porte alors seule l'intolérance est partagée.


Mais, là dans l'affaire Arthur, il faut voir comment on assimile la décision de "l'enfant de la télé" de ne pas assurer sa prestation à une interruption du fait des manifestants.


Show must go on !

Au moins Dieudonné avait-il eu la dignité d'affronter ses détracteurs qui ne se gênaient pas pour balancer de l'acide sur les spectateurs et menacer de mort l'artiste. A l'époque, le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabre n'avait pas ouvert la bouche...


Soit Arthur a eu peur, soit Arthur est un lâche, soit Arthur a calculé son renoncement sachant qu'en passant pour une victime, il s'attirerait une sympathie officielle . Dans tous les cas, il n'en sort pas grandi. S'autocensurer par couardise, quel exemple !

Pas trop son truc le courage non?


Car les manifestants étaient vingt et, sans doute, n'imaginaient-ils pas obtenir l'annulation du spectacle.


Ce qui était prévisible par contre, c'étaient les réactions d'indignité des professionnels. Pas ceux du spectacle, qui, curieusement, n'ont pas pris position pour Arthur, dont on pourrait penser pourtant qu'il a beaucoup d'amis parmi les artistes qui fréquentent son plateau; Mais ceux des institutions communautaires et de leurs satellites associatifs sans oublier les politiques.


Selon le CRIF et les autres, Arthur a subi un véritable enfer et l'inévitable Dominique Sopo de renchérir en assimilant les manifestants à des antisémites car selon lui, c'est la judéité d'Arthur qui a été prise en compte. Dans ce cas, on pourrait s'attendre à des manifestations similaires contre Patrick Timsit, Richard Berry ou Tomer Sisley... Or, apparemment jusqu'à maintenant, rien de cela.


Dominique Sopo prend le risque grave de criminaliser les gens qui soutiennent les palestiniens, oubliant que des juifs,des chrétiens, des athées sans opinion particulière vis-à-vis des juifs, soutiennent la lutte contre l'occupation israélienne et par conséquent, cherchent à faire entendre leurs cris dans le concert des voix qui s'expriment.


Tout ça est le résultat d'une tendance qui glisse inexorablement vers la censure et l'autocensure au nom de la lutte contre le terrorisme et l'antisémitisme. Au nom de la liberté de s'indigner, on interdit Dieudonné, on salit Siné, on censure les critiques contre Israël surtout si on en parle comme d'un état colonial toujours prêt à se déciviliser au nom de sa vision de la civilisation. La liberté d'expression s'efface devant la liberté de pression.


La guerre est devenu le moteur de notre civilisation. Elle est présente dans le fait qu'on cherche à faire accepter au peuple une diminution de ses libertés, de ses chances de s'accomplir dans une vie féconde à cause de la lutte contre le terrorisme. Pas étonnant qu'on insiste régulièrement sur des menaces supposées, c'est tellement plus commode pour justifier l'arbitraire policier et judiciaire fait de contrôles au faciès, de garde-à-vue abusives et d'incarcérations "préventives".

 

 

Si la culture en arrive là, si l'esprit critique est devenu un champ cloturé de barbelés, gardé par des "vigilants" et des miradors, si l'intolérance ne permet plus aucun débat authentique, alors notre conception de la civilisation ne peut plus prétendre à l'exemplarité et à l'universalité. Tant que les réflexes coloniaux de domination, de supériorité même poudrés d'humanitaire, ne se seront pas évanouis alors l'Europe n'aura plus qu'à se replier encore un peu plus sur elle-même pour devenir une sorte de parc d'attraction pour touristes chinois tout en agitant les hochets de la guerre quand ça l'arrange, au nom des droits de l'homme et de la lutte contre le terrorisme, bien planquée derrière le "grand frère" américain surarmé.


Culture française issue des lumières, culture magnifique où l'art a la place de premier choix.. Oui, si on filtre le côté cocardier de l'affirmation mais remarquez que depuis la fin de la monarchie, le talent, le vrai, n'a jamais eu besoin du soutien moral du ministre de la culture...

 

Par Milton Dassier - Publié dans : liberté d'expression - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 3 janvier 6 03 /01 /Jan 17:55

Sacré Dieudonné.
Sa réponse, ses justifications à l'affaire Faurisson ont fait l'objet d'un sketch visible sur Daily Motion.

Si on s'en tient aux articles de la presse, Dieudonné est un danger ou un fou qui a perdu les pédales de son vélo.

Ces articles passent volontairement sous silence certains faits, par exemple les menaces et agressions qu'il a subies, et, en déforment d'autres à décharge. Le but : faire croire que l'humoriste est antisémite, raciste, proche des nazis.

OK! On connait la ficelle et ils doivent se rendre compte qu'elle ne marche pas tant que ça. Si peut-être chez les gens qui ne s'informent qu'à partir des grands médias.

Finalement, le message de Dieudonné est à comprendre ainsi :


Le fascisme, le racisme, l'intolérance ne se trouvent pas là où on croit. La société française d'aujourd'hui tolère un certain racisme et un certain communatarisme à condition qu'ils restent dans les limites discrètes du convenable et que leurs têtes pensantes soient membres de l'oligarchie. Se déclarer raciste, se déclarer fasciste ou laisser entendre qu'on l'est, ça c'est sale. Comme disait Coluche : une majorité de gens veut voir tous les noirs comme des frères mais n'en voudrait pas comme beau-frère...


Quand vous lisez que la LICRA exige de la prison ferme pour Dieudonné, que SOS Racisme souhaite qu'on s'en prenne au public de Dieudonné, que des menaces de mort arrivent chez Dieudonné ou ses soutiens alors, oui, il y a une ambiance fascisante en France qui, n'étant pas dénoncée, montre qu'elle est acceptée par ceux qui osent se proclamer de vrais démocrates. S'ils le font au nom de la démocratie, alors ils estiment qu'ils sont dans leur droit au mépris de toute critique.


Quand vous lisez certains commentaires sur le net qui reprennent les mensonges qu'on leur surine depuis des années et réclament des sanctions, alors on tombe dans le délire paraoïaque d'une république sécuritaire.


Quand vous apprenez que la phrase faussement attribuée à Pierre Desproges "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" a été détournée de son sens d'origine pour devenir un slogan défendant une limite à la liberté d'expression alors, oui, on peut craindre le pire pour cette liberté d'expression.
Oui Desproges séparait les deux questions "Peut-on rire de tout?"  et "Peut-on rire avec n'importe qui?". Il répondait "oui" à la première et ne faisait que s'interroger sur la seconde en en faisant une question de libre arbitre. Le sketch est tirée d'une émission de France-Inter, sur le service public donc, émission humoristique (tientiens!) ayant pour invité Jean-Marie Le Pen... C'était en 1982 !

Vous avez compris, on est en train de revenir 30 ans en arrière !

Kant disait qu'il existe une usage privée de la raison qui limite la liberté d'expression à ce qui est strictement nécessaire dans l'exercice d'une fonction. Par exemple, un soldat doit obéir et la fermer dans le cadre de son métier de soldat sinon, ça peut-être préjudiciable à sa mission. Ainsi, les responsables, les politiciens ne disent jamais tout même s'ils en savent beaucoup plus ceci au nom d'intérêts supérieurs de la nation comme ils aiment dire.

Par contre, selon Kant, l'usage publique de la raison ne doit comporter aucune limite. Le même soldat démobilisé peut critiquer l'armée s'il le souhaite, il doit même le faire s'il l'estime nécessaire dit Kant...

En France, en ce moment, on cherche à enfermer des personnalités, des artistes de simples citoyens dans une fonction qui les confine à un usage privée de leur raison. C'est ce qu'on a fait pour le préfet Guigne, on a assimilé sa vie privée de citoyen qui pense à celle de sa fonction de préfet ayant un devoir de réserve. Même chose pour ces instituteurs qui ont critiqué la politique de Darcos sur leur blog personnel. Ainsi, on conteste, on nie que Dieudonné soit un humoriste pour l'enfermer dans un rôle politique où l'idée centrale est de s'interdire de tout dire ou de travestir la vérité..


Un humoriste devient ainsi une menace à la sécurité nationale des esprits. On criminalise ou on psychiatrise les personnes qui dévie de la ligne imposée par la propagande. On le fait au nom de la paix sociale, mieux de l'ordre social.


Il y a un article de Libération qui se pose la question suivante : pourquoi Dieudonné fréquente-t-il des gens du FN alors qu'ils les avait combattus et par l'humour et sur le terrain politique? Poser la question, c'est ne voir les choses qu'en terme d'ennemis et d'amis. Un comble pour des journalistes qui fréquentent, fricotent à qui mieux mieux avec des gens en vue quel que soit leur bord ou leur casier !
 

Et ce qui est permis à des journalistes, pourquoi ça ne le serait pas pour un humoriste ? Pourquoi les journalistes, si à cheval sur le principe de la protection de leurs sources, sur leur capacité à accéder à des gens peu fréquentables y compris en nouant des amitiés, ne comprennent-ils pas qu'un humoriste puisse avoir, lui aussi des sources, des fréquentations qui l'aident à nourrir sa réflexion ? Et vous pouvez être sûrs qu'il faut faire jouer certaines relations et amitiés "sulfureuses" pour pouvoir faire des reportages ou obtenir des interviews dans des milieux difficiles ou opaques.


La réponse est la nature de la démocratie française. A l'oligarchie s'est ajouté la polyarchie.

L'oligarchie, c'est une élite organisée en sphères d'influence et de pouvoir. Ce sont toujours les mêmes qui nous gouvernent malgré des élections régulières. Sarkozy était déjà membre du gouvernement Chirac en 1991 et Michèle Alliot-Marie fréquente les ministères depuis... 1972 !


La polyarchie, c'est une élite qui accepte une certaine forme de démocratie, de remise en cause et partage une partie de son influence avec d'autres. Une manière de se renouveler un peu, de coopter de nouvelles têtes. Les médias, les associations sont les nouvelles entités d'influence et de pouvoir qui ont acquis ce privilège de compter dans la démocratie française.

Qui s'en plaindrait sur le papier ? Une influence morale et éthique, un lien plus direct avec le peuple à travers ce qu'on appelle l'opinion publique, est un avantage pour la démocratie.
Mais est-ce la vraie démocratie ?


Il faudrait pour cela que, comme la constitution le prévoit pour le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, ces autres pouvoirs-là soient totalement indépendants. Or à quoi assiste-t-on? A tout le contraire. Les médias ont été habilement placés sous le contrôle de financiers et de grands patrons proches du pouvoir politique, la télé publique recadrée par le pouvoir exécutif et les grandes associations sont souvent sous le contrôle d'un parti et reçoivent des subventions publiques et privées.


La LICRA n'est-elle pas dirigée par Patrick Gaubert député européen UMP, très impliqué dans la défense du sionisme et d'Israel ?

SOS Racisme n'est-elle pas subventionnée et dirigée par des futurs cadres du PS ?


Ainsi, par le jeu du contrôle par des partis politiques, par l'entremise des cooptations, des subventions, des parrainages, des amitiés intéressées qui se créent entre associatifs, politiques, journalistes, pipoles, intellectuels, financiers, grands patrons, syndicalistes.. une oligarchie élargie asseoit son pouvoir encore un peu plus en se trouvant des thèmes consensuels.

Par exemple, l'antiracisme mais avec comme choix dogmatique, une surveillance accrue des actes et opinions antisémites car c'est ce qui fait consensus. C'est ce qui fait que Dieudonné et d'autres critiques d'Israël aient été stigmatisés. D'ailleurs, devant certains excès, l'oligarchie a reconnu certaines bavures (Edgar Morin par exemple). Les autres formes de racisme sont certainement moins urgentes à leurs yeux, moins rentables... D'où la relative complaisance de certaines élites socialistes vis-à-vis de Pascal Sevran et Georges Frêche après leurs déclarations franchement racistes.


Même chose en ce qui concerne la lutte contre l'islamisme, le consensus se faisant autour de la question du risque terroriste, de menaces contre les libertés et la place des femmes dans la société. C'est ce qui fait que des actions intolérables soient tolérées de la part des forces de police. C'est ce qui fait que les caricatures de Charlie-Hebdo soient défendues, que Tariq Ramadan soit un paria...


Même chose enfin, en ce qui concerne, le dernier ennemi publique n' 1 de la société : ce qu'on appelle l'ultra-gauche. Volontairement, on y inclut et amalgame les anarchistes, les autonomes, les altermonidalistes et bientôt les trostkistes, histoire de briser dans l'oeuf tout processus radical de contestation, d'empêcher toute vocation de Robin des Bois guevarisé, d'aider le Parti Socialiste à ne pas se gauchiser et, surtout empêcher les gens de penser différemment.


Et puis, vous avez eu la preuve que la capacité à défendre la liberté d'expression de ces élites intellectuelles est extrêmement limitée. Vous vous rappelez l'affaire du fameux badge pour les JO de Pékin?

Finissons, voulez-vous, par une citation de Kant dans "qu'est-ce que les lumières?":


La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps de toute direction étrangère, reste cependant volontiers leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.

Par Milton Dassier - Publié dans : liberté d'expression - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 11 décembre 4 11 /12 /Déc 21:24

Gasp ! J’en ai du mal à avaler ma salive. L’UEJF et SOS Racisme viennent de sonner le tocsin. L’alerte est donnée ! Chers lyonnais, vous devez absolument mettre votre pensée à l’abri et tant pis pour votre libre arbitre. Caves, caissons d’isolation, bunkers, abris anti-atomiques, tunnels tout est bon pour échapper à l’insidieuse haine qu’un terroriste horriblement habile va tenter de vous instiller pendant quelques heures.

 

Oui, chers amis lyonnais, il vous est d’ores et déjà défendu de rire. Trop dangereux pour vous en cette France où tout est si sérieux.

Dieudonné attend son heure. Dieudonné veut tenter de prendre le pouvoir sur vos esprits déjà si confus, Sarkocrise oblige.

Pas d’agitation, c’est Julien Dray qui l’a dit ; pas de rébellion, pas d’outrage, c’est Alliot-Marie qui le dit, sinon c’est la police qui vous verbalise, vous interpelle, vous fiche, vous garde à vue et regarde tout.

 

« Vous ne seriez pas un peu pédophile ? Vous ne seriez pas un peu déviant ? Ah ! Vous êtes allé au spectacle de Dieudonné ? Antisémite ? Fasciste ? Nazi ?

Non, votre ADN, nous ne l’avions pas sur nos fiches. Quoi ! Vous lisez Prévert et Céline ? Dans un convertible ? Mais mon cher Monsieur, c’est incompatible !»

 

C’est drôle, cette tendance à voir dans la moindre parole, la preuve absolue qu’un artiste n’est pas apte à exercer son art. Si l’art n’est pas subversif, alors est-ce de l’art ou de la soupe en sachet ?

Dieudonné exprime dans ses sketchs les bien curieuses maladies qui empoisonnent la société française post-moderne. Racisme latent des uns, moralisme des autres, mensonge érigé en art de communiquer, mercantilisme général. Tous nos paradoxes sont étudiés sous l’angle de l’humour : guerres pour la paix, ordre et sécurité pour protéger les libertés, surveillances non surveillées, contrôles sans contrôle, moralisme sans moralité,  stress au travail pour plus de confort, mérites sans l’avoir mérité, générosité feinte au service de tous les égoïsme, plus de débats mais moins de démocratie. Vous avez compris ?

 

Est-il un gauchiste d’extrême droite ? Un fasciste d’extrême gauche ? Est-il un nihiliste raisonnable? Est-il un démon déguisé en ange ? Un ange aux allures de démon ? Se poser ces questions, c’est prendre le risque de voir le monde en noir ou blanc. Pourtant, c’est tellement plus joli en couleurs!  

Car ranger les gens dans des cases, c’est voir la vie comme un échiquier et ses actes comme des manœuvres de domination calculées. Dieudonné est un des remèdes à la folie qui nous gagne, celle qui nous rend paranos, schizos ou caractériels au nom de la raison des plus forts.

 

A l’UEJF et SOS Racisme, vous savez;  méfiez-vous des retours de bâton car Dieudonné, sur scène, vous l’avez bien vu, Satan l’habite…Ses fans, mâles et femelles, vous le confirmeront !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : liberté d'expression - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 3 décembre 3 03 /12 /Déc 19:08

Un système sécuritaire, ce n’est pas seulement plus de police ou moins de justice authentique. C’est quand le souci de sécurité pour tous tourne à l’obsession et que chacun est se voit décrit comme une menace potentielle pour l'autre.
 Ainsi, la prévention commanderait-elle, à terme, de se méfier de tout ce qui pourrait apparaître déviant, tous ceux pas comme nous donc tout le monde. Ainsi, de citoyens contribuables allocataires consommateurs téléspectateurs, nous devenons pareils à des moutons gouvernés par des chiens qui auraient déjà bouffé le berger. Pour commencer !

Un peu comme si, face aux risques de maladies graves, tout un chacun devrait se prémunir d’approcher quiconque.

Des paliers sont franchis en permanence, jour après jour, sans que beaucoup ne réagisse. Trois exemples de l'actualité récente.


Une double championne du monde d'athlétisme, Eunice Barber, subit des brutalités policières et c’est elle qui se fait condamner pour outrage et rébellion ! En réalité, c'est elle qui serait en droit d’attaquer non seulement pour l'agression qu'elle a subie mais aussi pour le grave préjudice qui s’en est suivi : un traumatisme psychique sous la forme d’un stress post-traumatique qui l’a empêchée de poursuivre une carrière plus que prometteuse dans le domaine du sport de haut-niveau.

Imaginez une Céline Dion ou une Whitney Houston ayant subi la même chose et ne pouvant plus chanter après. Que feraient-elles ? Elles attaqueraient, déposeraient des expertises médicales et psychiatriques de haute tenue et demanderaient des sommes colossales pour le préjudice professionnel et moral. Et ce qui est sûr, c’est qu’elles gagneraient.


Mais pour Eunice Barber, rien ! Une négresse très musclée, battante comme elle, c’est suspect et puis c'est une étrangère après tout !

Alors qui étaient les plus sauvages finalement ? Les flics qui se sont acharnés sur cette grande femme, histoire de se défouler de la haine de la racaille qu’ils côtoient au quotidien tout en se payant « une star » ou la négresse naturalisée originaire du Sierra Leone, là où la vie est si dure et où une femme ne peut compter que sur elle-même ?

La réponse est claire, ces flics continuent normalement à contrôler tous les visages basanés du 93 en regrettant de ne pouvoir les chasser tous alors qu’Eunice subit un deuxième traumatisme qui la condamne d’avance à porter son fardeau et à ne peut-être pas réussir à redevenir la championne qu'elle fut; un second traumatisme lié à la frustration de n’avoir pas été reconnue comme un être humain fragile et faillible, la frustration de n’avoir pas été entendue et crue par la police et la justice de son pays, elle qui a pourtant "rendu" à cette France qui l’avait accueillie, elle qui sait qu’entendre la Marseillaise  du haut d’un podium, c’est ressentir la France au plus profond de son coeur.

 

Alors, bientôt, il sera interdit d’être un enfant turbulent ou pas sage. Jacques Prévert va se  retourner dans sa tombe ! L’UMP veut ficher tous les enfants qui pourraient dévier. En maternelle ! Carrément méchante l’UMP !

Lefèbvre parle de dépistage des troubles du comportement sans même savoir ce que cela veut dire. Et les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie ou l’anorexie ? Et les troubles du comportement sphinctérien comme l'énurésie (pipi au lit)? Et les troubles du sommeil ? Et les phobies ? Et les troubles obsessionnels compulsifs ?

Lui, il a fait l’équation trouble du comportement = délinquance potentielle

 

Et tant pis si un enfant déprime et se montre lunatique ! Et tant pis si un enfant angoisse et se montre agressif ! Et tant pis si l’enfant est trop actif et se montre autoritaire !


Et l’on entendra résonner la plainte des mamans à la sortie de l’école quand on leur aura dit que leur rejeton est un danger pour l’école donc pour la société car il a mordu un camarade qui ne voulait pas lui rendre son crayon.

Et l’on entendra des papas s’excuser d’avoir mis au monde un tel idiot incapable de se contrôler quand des plus grands le harcèlent, l’humilient et l’insultent. Eh oui ! Désormais, il faut s’appeler Zidane pour donner des coups de boule pour l’honneur !

 

Ce qui est drôle est que ce dépistage existe déjà au niveau médical. PMI, santé scolaire, secteur de pédopsychiatrie, psychologues scolaires, médecins, enseignants, tous oeuvrent dans cette prévention. Mais, là,  il s’agit de prévenir la souffrance des enfants et non de divaguer en anticipant de façon paranoïaque sur des menaces à la société !

 

Et il faut s’appeler ancien directeur de publication de « Libération » pour se faire entendre des hautes sphères du pouvoir après avoir été la « chose » de flics sadiques et d’une juge maniaque. Se retrouver à poil et se prendre un doigt dans le fillon fion juste pour une plainte en diffamation, ça ressemble à de la torture ou à un châtiment corporel, ne trouvez-vous pas ?Mais c’en est pas ! Parole de flic, parole de juge !


Selon Michelle Alliot-Marie, les flics ont été irréprochables. Euh oui, dans le doigté qui a été fait dans les règles de l’art, avec de la vaseline et des gants. Le latex, c’est tellement plus agréable. Parole de racaille, parole de sans-papier !

 

Comme ça fait désordre au pays des droits de l’homme, tout le monde trouve cela choquant.. Heureusement, il y a les terroristes de Tarnac, une vraie menace pour la sécurité nationale. En tous cas, le cinéma autour de cette affaire à mi-chemin entre du vandalisme et du sabotage, montre à quel point les élites de France sont des gens très fragiles au comportement paranoïaque. 

Alors, il faudrait suggérer une campagne de dépistage et une thérapie "au cas par cas" car, avec de tels comportements, ils mettent notre qualité de vie et même nos vies en danger.

Par Milton Dassier - Publié dans : liberté d'expression - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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