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Jeudi 27 janvier 4 27 /01 /Jan 00:46

abrarac2.JPGOù en est la France ?

 

Une drôle de question non ? Avant tout, levons un peu les yeux. La Belgique n’a plus de gouvernement depuis plus de deux cents jours. C’est regrettable mais apparemment, le pays tient la route. La justice, la police, les hôpitaux, l’industrie, l’enseignement fonctionnent. Les salaires sont versés, les commerces achalandés, les impôts rentrent dans les caisses. Cela prouve que l’organisation administrative et la façon dont la société fonctionne sont fiables. Bravo les belges!

 

En France, est-ce qu’on fait mieux que la Belgique finalement ?

 

Aujourd’hui, Sarkozy a remis la légion d’honneur à …. Mireille Mathieu. Pauvres de nous !

Hier, il réclamait une nouvelle loi sur la récidive. Il y en a eu cinq en sept ans ! Or, Mireille Mathieu est une récidiviste de la chanson ringarde non ? Elle est très bonne non?

 

Cinq lois qui n’ont pas empêché le drame de Pornic de se produire. Cinq lois qui ont oublié de doter de moyens supplémentaires l’administration pénitentiaire et la justice pour obtenir des résultats. Cinq lois ! Et puis la disparition de Laetitia.

Avouez que ça fait désordre quelques jours après le graphique d’Hortefeux sur TF1 !

 

Je suis inquiet. Pas pour la France qui en a vu d’autres dans son histoire. Je suis inquiet pour Nicolas Sarkozy. Tant d’incompétence et d’incohérence, ça va mal finir pour lui !

 

A y regarder de plus près, après les remous en Tunisie, la gaffe d’Alliot-Marie, après la crise ivoirienne, après le remaniement ministériel, après la réforme des retraites, après l’affaire Woerth, après le tourbillon de l’affaire Karachi, après le procès de l’Angolagate ;  cette remise de la légion d’honneur à Mireille Mathieu, c’est finalement la meilleure mesure prise par le président depuis trois mois !

 

Revenons à la Belgique. En réalité, une fois qu’un pays à le cadre adéquat pour fonctionner, la politique consiste à améliorer les choses ou bien remettre en cause ce qui est obsolète, inefficace ou encore déterminer les rouages grippés de la société dans le but de les corriger. C’est ce que nous montre la Belgique. L’absence de gouvernement ne conduit pas l’anarchie et à la gabegie mais à un certain immobilisme, et si les choses fonctionnent correctement au quotidien, l‘immobilisme même prolongé sur quelques mois n’est pas si dramatique.

 

Tout cela montre à quel point, le gouvernement français est dans la gesticulation et le clientélisme. Les problèmes ont été identifiés mais ça ne bouge pas. Regardez l’étrange politique étrangère d’une France qui n’a plus voix au chapitre. Encore plus vassalisée à l’égard des Etats-Unis qui ont connu des états européens plus combatifs pour la défense de leurs intérêts dans le passé.

 

Malgré ce déclin d’influence, on rêve de la grandeur et du rang de la France dans le monde comme si on risquait de tout perdre. Mais, question grandeur et influence de la France, c’est déjà fait ! Regardez l’affaire des rafales soi-disant vendus au Brésil !

 

Et on fait flipper tout le monde pour les ratages de quelques apprentis sorciers qui s’imaginaient que participer à la gouvernance mondiale, c’était comme administrer le conseil général des Hauts-de-Seine.

Face à cette gabegie, à cette funeste pantalonnade, au lieu de faire dans un pragmatisme qu’on revendique pourtant, et changer de lunettes, on préfère culpabiliser certains français. On accuse des non français d'être nuisibles et on laisse même entendre qu’il y a des français plus français que d’autres. Puis, on fait dans l’hystérie pour « coller » aux peurs supposées des français, à la faveur d’un fait-divers par exemple..

 

Comme, ce système est devenu un cercle vicieux, plus on en fait, plus il faut en faire, on se lance à corps perdu, dans la surenchère législative et médiatique.

Et les voilà qui légifèrent à tour de bras! Pour pas grand-chose finalement quand on fait le bilan ou quand un fait-divers inattendu survient. Seuls, certains intérêts privés proches du pouvoir sarkoziste tirent leur épingle de ce jeu à trois bandes : les élus UMP inquiets pour leur réélection, la bande des Hauts-de-Seine et la bande du Fouquet’s !

 

Et dire que la Sarkozie a même pondu une loi sur les bandes dangereuses…

 

Le peuple français est lassé de tout ce cirque.

 

D’une certaine façon, les belges ne connaissent pas leur bonheur…

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : opinions - Communauté : Tel est le monde !
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Jeudi 13 janvier 4 13 /01 /Jan 23:19

14231278-m.jpgComme on nous parle…

 

Quand on est soucieux d’ordre, il faut d’abord privilégier la cohérence.

Or, celle-ci est totalement absente des décisions et déclarations du gouvernement français.

Je rappelais hier l’incohérence de l‘attitude de la diplomatie française par rapport à la Tunisie du copain Ben Ali.

Incohérence si on met en perspective cette attitude face à la crise tunisienne et celle qui est adoptée lorsqu’il s’agit d’un pays « non ami » de la France, commettant les mêmes crimes. J'en parlais hier ici... 

C’est terrible car ce qui vaut pour la diplomatie vaut également pour la politique intérieure, la politique sociale, économique et fiscale.

Oui, comme toujours, la vérité est simple : en France, le copinage tient lieu de loi.

On pourrait dire qu’il en a toujours été ainsi, que chaque régime politique, chaque équipe au pouvoir a amené dans ses bagages, ses ascenseurs à renvoyer, ses amis à récompenser, ses honneurs et médailles à distribuer. Le problème est quand l’horizon des amis et des copains s’étend à l’infini et concerne non plus un petit groupe ou même un clan mais de vastes réseaux de relations dont il faut entretenir la motivation au fil des élections.

 

Comme on nous ment !

  

Certains avaient osé dire que l’arrivée de Nicolas Sarkozy ouvrait les voies d’un grand changement. Lequel ?

Au début, je n’ai pas vu grand-chose à part les mensonges habituels… Mais par la suite…

 

Explications

 

La guerre avec le clan Chirac déjà très large et très puissant fut telle que retourner les soutiens du vieux en faveur de Nicolas Sarkozy eut un coût énorme. Comme il s’agit de personnes fortunées dont beaucoup sont à la tête d’entreprises et d’organisations influentes, il fallut bien les remercier d’une façon ou d’une autre, quitte à jouer avec l’esprit des lois, quitte à risquer de se fâcher avec la France d’en-bas.

Pour éviter cela, il suffisait de ne pas le claironner sur les toits.

 

Vivent les riches !

 

Au départ, grâce à Chirac et un peu grâce à la gauche puisqu’elle n’est pas revenu sur ces dispositifs, les gens fortunés bénéficiaient de niches fiscales permettant à certains d’entre eux de ne plus payer d’impôts du tout.

Les niches sur les investissements dans les DOM-TOM étaient les plus prisées. Pour ces investissements défiscalisés dans les DOM-TOM, on parle d’un manque à gagner pour l’état de 760 millions d’Euro par an depuis 2003, soit l’équivalent du bouclier fiscal.

A cela, s’ajoutent les dispositifs comptables qui permettent à un quart des entreprises du CAC40 de ne payer aucun impôt sur les sociétés. On joue sur des filiales déficitaires en France, on transfère les bénéfices de la maison mère dans les paradis fiscaux et hop ! Pas d’impôt.

 

Mais cela ne suffisait pas, il fallait un signe fort pour montrer à ces riches soutiens combien Sarkozy les appréciait. Le bouclier fiscal fut conçu pour ça.

 

Malgré la crise, malgré l’expertise des économistes, malgré les commentaires de certains élus UMP, le bouclier fiscal reste en vigueur.

Les mesures prises cette année, pour ramener de l’argent dans les caisses de l’état concernent les particuliers et les petites entreprises. On leur supprime  les quelques niches qui leur permettaient de faire baisser un peu leurs impôts et surtout, on ponctionne tout le monde grâce à des taxes sur tout et n’importe quoi. Même les particuliers soucieux de s'équiper en photovolatïque et les agriculteurs bio se voient privés de certaines dispositions fiscales incitatives, à peine 30 mois après le Grenelle de l'environnement!

 

Les entreprises resteront les chouchous, le gouvernement ne touchera pas à l’impôt sur les sociétés et continuera à les « sponsoriser » pour les 35 heures et les heures supplémentaires.

 

Manants et vilains !

 

Ainsi, peu à peu, on devine une hiérarchie des groupes choyés par l’état sarkoziste.

Fortunés, rentiers, retraités, possédants, entrepreneurs, cadres dirigeants..etc. Une hiérarchie qui en dit long sur l’idéologie qui préside à l’exercice du pouvoir.

 

De toute évidence, on est pour le retour des classes sociales, de l’obsession de la réussite mesurable en biens et avoirs financiers.

Ces gens ont étudié la pyramide des besoins de Maslow. Ils ont compartimenté la société sur ces critères. La pyramide de Maslow est bien connu par les spécialistes du marketing. Chaque individu a des besoins et des désirs...  

 

En bas de la pyramide, les besoins les plus élémentaires: le besoin de manger, de s’abriter, de respirer, d'être en bonne santé. Une part croissante de personnes s’en préoccupe au quotidien : SDF, pauvres, précaires, sans papier, sans logement.. Trop occupés à survivre au jour le jour, apeurés par le harcèlement policier et judiciaire, ils se terrent là où on leur laisse un peu de place.

 

Juste au dessus, le besoin d’hygiène, de sécurité. Ceux-là, vivent chichement, ils ont beaucoup travaillé et estiments que pour leurs efforts, ils méritent de l'état, au moins la protection, la sécurité et même la tranquillité.  Ils savent au fond d'eux, qu'un rien peut les précipiter tout en bas. La résignation et la colère contenue  l'emportent sur la révolte, l'espoir se résume à une attente d'assistance et de protection. Hortefeux au secours !

 

Encore au-dessus, le besoin social et affectif : avoir sa place dans la société, besoin de solidarité, de famille, d’amis. On va y revenir..

 

Plus haut, le besoin de reconnaissance, de confiance en soi, de respect. Pour ceux-là, la France d'en bas dit qu'ils jouent dans la cour des grands même s'ils ne le sont pas encore vraiment.

 

Tout en haut, le besoin de s’accomplir, de créer, de décider, de résoudre les problèmes.

 

Sarkozy et ses amis du sommet, ne voient déjà plus le bas, tant ils ont étiré la pyramide vers le haut à leur profit. Ils ne voient plus les SDF et les sans-papiers ; si, comme des inutiles et des parasites et le font savoir à ceux qui sont juste au-dessus d'eux, histoire d'instiller un peu de peur à ceux sont le premier besoin est de se sentir en sécurité. Bien joué non?

 

Ils entendent les voix de ceux qui voudraient être protégés de leurs voisins différents et des « inutiles ». On  envoie la police. On en rassure ainsi certains et on terrorise les autres en fonction de certains critères clientélistes. On annonce des lois sécuritaires à chaque faits divers sanglant, histoire de les séduire. La politique de Sarkozy s’adresse à la France des nantis et à cette France qui a peur.

 

Le besoin social, c’est à ce niveau que la politique de Sarkozy pêche par ses insuffisances et ses incohérences. Pourtant tout était prévu en 2007. Le nouveau et jeune président, avec son ton direct, et son parler "populaire", s’était dit qu’en favorisant l’accession à la propriété et en proposant des heures supplémentaires défiscalisables, il pensait contenter ce besoin en inscrivant cette partie de la population dans une course au pouvoir d'achat en tous cas pour le plus grand nombre de ceux qui votent. L'incohérence était dans le fait que le besoin de solidarité ne peut être comblé par le développement de l'individualisme.

 

Car dans le monde de Nicolas Sarkozy -vous savez, au sommet de la pyramide-, la solidarité, l'amitié, cela ne saurait être gratuit, ça s'achète comme une adhésion au Lagardère Paris Racing.

 

Mais, cette politique ne fit illusion que pendant une année. Les déceptions furent immenses, d’où la chute dans les sondages.

C’est dans cette vaste partie de ceux qui ont des besoins sociaux fondamentaux que tout se joue désormais. Demandeurs d’emploi, travailleurs, étudiants, on est ici avec les jeunes, les actifs pauvres et les travailleurs précaires mais aussi les ouvriers, les employés et certains cadres qui craignent de descendre à un échelon inférieur de la pyramide un jour ou l’autre, ici, à cause d'une délocalisation, là, à cause d'un reclassement. Ce sont eux qui parfois, se suicident sur leur lieu de travail. Ce sont eux qui étaient dans la rue lors de la réforme des retraites.

 

Aujourd’hui, beaucoup de français regarde la Tunisie avec envie. Là-bas aussi, ils ont leur Sarkozy, leur Hortefeux, leurs Woerth, leur Alliot-Marie, en pire. Oui, c'est sûrement plus dur car leur république ne les protège pas autant que la nôtre le fait pour nous. Mais quand les droits du peuple se réduisent d'année en année, quand certains veulent revenir sur ce qui fut conquis après de grandes luttes qui firent de nombreux morts à l'occasion de manifestations réprimés dans le sang, les tunisiens nous montrent en quelque sorte un chemin à suivre.

 

Les dirigeants même servis par des trésors de propagande ou de com' (c'est la même chose!) peuvent être chassés…

Par Milton Dassier - Publié dans : opinions - Communauté : cercle des libres penseurs
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Lundi 10 janvier 1 10 /01 /Jan 15:06

Oui, c’est vrai qu’en rendant hommage à Aimé Césaire en avril prochain pour son entrée au Panthéon, Sarkozy va s’offrir un coup de pub qui résonnera positivement dans tout le monde noir francophone. Oui,  des antillais trouveront le président français finalement pas si mauvais que cela. Oui, des observateurs y verront une façon pour Sarkozy de se rattraper après le désastreux discours de Dakar en 2007.

 

D’accord, d’accord mais pensons à Césaire et à son oeuvre.

 

L’œuvre de Césaire est méconnue, en tous cas pas à la mesure de ce qu’elle contient. Ce qui est drôle est que les dirigeants de la république ont peu fait pour qu’elle le soit. On se souvient de la polémique autour de l’étude du « Discours sur le colonialisme » par les élèves de terminale. Des pressions sur le ministre de l’éducation nationale de l’époque, François Bayrou, l’en avaient chassée des programmes. 

Avec un hommage national et une plaque au Panthéon, l’œuvre de Césaire est élevée symboliquement au firmament de la littérature et de la pensée politique française.

 

Aimé Césaire ne sera pas seul…

 

Descartes, Rousseau, Voltaire, Condorcet, Zola, Dumas, Hugo, Malraux sont inhumés au Panthéon.

 

Saint-Exupéry, Desnos ont leur plaque au Panthéon, tant pour leur œuvre littéraire que pour leur combat pour la liberté au sein de la résistance au nazisme.

 

Aimé Césaire côtoiera Schoelcher, l’abbé Grégoire, Félix-Eboué, inhumés au Panthéon mais aussi Delgrès et Toussaint-Louverture qui ont leur plaque.

 

Aimé Césaire sera le cinquième homme noir à avoir eu un hommage au Panthéon.  Croisons les doigts pour que le discours ne soit pas signé Henri Guaino…

 

Finalement, l’essentiel est qu’il y soit tout en ne quittant pas les siens à la Martinique, son pays et sa principale source d’inspiration, ainsi son œuvre lui survivra pour l’éternité.

Par Milton Dassier - Publié dans : opinions - Communauté : Tel est le monde !
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Lundi 3 janvier 1 03 /01 /Jan 18:11

12439938-m.jpgQuinze petits mois, c’est comme une peine de prison avec au bout, l’espoir d’une vie libre. Sauf qu'on ne nous met pas en prison. On en construit une tout autour de nous! Vous savez, un peu comme ceux qui mettent des portes blindées et des barreaux à toutes les fenêtres de leur appartement pour ne pas se faire agresser et cambrioler.

 

Quinze mois, c’est ce qui nous reste comme chemin à faire avec Nicolas Sarkozy.

 

Quinze mois à faire le dos rond, à écouter et voir ce président exhibitionniste nous annoncer avec le culot qui le caractérise qu’il défend le modèle français tout en le réduisant en charpie. Un président qui ne nous uara rien épargné. Même sa vie privée étalée régulièrement à la une jusqu'à la nausée. Son divorce, son remariage, ses fils, ses ex, les ex de sa nouvelle femme,  les ex de son ex, ses tremblements, sa petite taille, son éjaculation précoce, son malaise vagal, ses colères parce qu'il baise mal, ses sourires nerveux parce qu'il nous baise bien...

 

Français, ne vous laissez pas avoir encore une fois !

 

Vous vous rappelez : liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, république. C’est le modèle français et nous y sommes tous attachés.

 

La liberté se noie dans les eaux saumâtres du désir de sécurité et de tranquillité des plus puissants. Sécurité pour leurs millions, leur patrimoine, tranquillité pour leurs villas...

Vous ne le voyez pas car tout est fait pour vous le cacher, vous qui n’avez d’yeux que sur votre pouvoir d’achat. Alors, on vous filme à votre insu, on vous fiche et gare à vous si vous contestez, on vous flashe, on vous arrête, on vous bastonne. C’est sûr, on vous dit que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre ; rien n’est plus  faux, un petit ou un gros mensonge, un petit excès de vitesse, une petite fraude, un secret qu’on dissimule… Ne bougez pas, ne sortez pas des rangs même pour refaire votre lacet, ne vous faites pas remarquer sans autorisation car on a toujours quelque chose à se reprocher même en Corée du Nord !

 

 La liberté étouffe sous les coups de boutoir des puissants peureux et pleureurs si avares de leurs privilèges qu’ils préfèrent en priver les français plutôt que de voir les leurs remis en cause. Internet les gêne, Wikileaks les fait trembler, les roms ne vivent pas comme nous, les jeunes veulent faire des apéros géants, alors on légifère, on contrôle, on interdit, on condamne. Bref on prive.

 

L’égalité n’existe plus ni face à la justice, ni dans les écoles, ni dans la protection qu’elle soit publique, civile ou sociale.

La sécurité sociale agonise, les services publics sont en déliquescence, les solidarités ne sont plus promues. Seule une conception néoféodale est encouragée. En haut de la pyramide, les oligarques politiques, financiers et médiatiques, en bas, il y a vous, il y a moi, ceux qui travaillent, cherchent du travail, un logement, savent qu’ils n’auront pas de retraite heureuse puisque une addition de petits et grands malheurs leur sert de vie au présent.

 

La fraternité n’est plus que rivalité. On nous a répété que l’homme est un loup pour l’homme mais son frère est au mieux un rival qu’il faut chasser comme un chien, au pire un vulgaire mouton qu’il faut manger pour que la meute prospère. Donc, on ne sait plus où on en est. Bien formatés aux clichés sociaux, raciaux, culturels sur les uns et les autres, il ne fut pas difficile pour nos yeux de ne plus voir le monde des gens à la façon des caméras de surveillance.

A travers ces objets de terreur indolore, chacun est filmé sous son plus mauvais jour. Contrairement à la télé, les gens y sont moches et hirsutes la plupart du temps. Moches, hirsutes et sûrement agressifs, donc dangereux, disons potentiellement dangereux. Ce qui ne se voit pas est caché. Celui qui met une main dans sa poche dissimule forcément une arme puisque c’est caché. Un moche, hirsute et peut-être agressif ne peut pas avoir quoi que ce soit d’autre dans sa poche, à moins que ce ne soit le téléphone portable qu’il a volé le matin même !

 

Quinze mois avant d’en reprendre pour quinze ans avec Sarkozy ou un de ses nombreux clones : Copé, Juppé, Marine, Strauss-Kahn ou Valls.

 

Alors n’oubliez rien, ne vous laissez pas enrubanner, et ne prenez aucune autre résolution que ne pas perdre la mémoire de ces cinq longues années.

 

Par Milton Dassier - Publié dans : opinions - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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