international

Mercredi 2 février 3 02 /02 /Fév 00:11

A observer les réactions très prudentes des occidentaux, après le soulèvement populaire en Egypte, une conclusion s’impose. La démocratie, les droits des peuples ne sont que des facteurs parmi d’autres dans la tête des dirigeants occidentaux. Seuls les gens naïfs pensent que pour faire de la politique en occident, il faut être attaché à des valeurs humanistes universelles. 

 

Finalement, la grande leçon à tirer de la révolution égyptienne, c'est le manque d'ambition et l'incompétence de la diplomatie occidentale ces trente dernières années. Une politique qui le plus souvent se résumait à préserver par tous les moyens, l’accord signé en 1979 entre Israël et l’Egypte et ses conséquences en matière de domination de l'occident sur une partie de l'orient.

 

1979, c’était il y a 32 ans. Un accord de paix avait été arraché par Israël et les Etats-Unis à Anouar El Saddate, le prédécesseur de Moubarak, assassiné un peu plus tard.

 

Depuis, et c’est limpide aujourd’hui, tout avait été construit sur le plan des relations internationales pour que cet accord ne soit jamais remis en cause. La paix avec la Jordanie à l’Est, la paix avec l’Egypte à l’Ouest, ainsi Israël se voyait conforté dans ses projets d’expansion de son territoire par deux de ses voisins. Une paix qui se résumait à un blanc-seing donné à Israël. On est en paix donc on ne bougera pas!

 

L’occident aurait donc fait de la sécurité absolue d’Israël et de sa volonté d’expansion, le pivot de ses relations avec le Proche-Orient. Et la sécurité d’Israël impliquait le contrôle de l’Egypte… Pourquoi ?

 

Trois raisons peuvent être retenues :

 

Le contrôle du canal de Suez

 

Une tête de pont occidentale et forte sur le plan militaire et nucléaire qui permet de se projeter en Orient, de « tenir » les régimes arabes et leurs ressources pétrolières.

 

La satisfaction du désir d’un peuple très important qui constitue l’occident, notamment dans ses élites ; peuple qui fut martyrisé par une partie des occidentaux. Cela fait d’ailleurs dire à certains : En 1914-1918, l’Europe a failli se suicider et à peine remise en 1939-45, elle s’est mutilée d’une partie d’elle-même en exterminant les juifs.

 

On pourrait aller jusqu'à dire qu'à partir du moment où l'Egypte et le canal de Suez étaient sous contrôle occidental, à partir du moment où la péninsule arabique et son pétrole étaient sous contrôle occidental alors plus rien ne pouvait empêcher Israël de mener sa funeste politique vis-à-vis des palestiniens. Juste quelques garde-fous moraux pour conforter les opinions publiques. La promesse de négociation n'étant qu'une carotte bien commode pour entretenir l'espoir, c'est à dire une chimère.

 

Tout cela explique parfaitement l’attitude des occidentaux face aux soulèvements populaires qui ont lieu dans les pays arabes.

 

Les pays occidentaux sont quasiment sur la même ligne qu’Israël. Les Etats-Unis et l’Europe font dans le pathos démocratique juste pour leur opinion publique mais, en réalité, ils craignent de tout perdre, Israël compris.

 

Ils ont peur non pas d’un régime islamique dur qui instaurerait la charia mais de tout régime qui remettrait en cause le contrôle du canal de Suez et l’accord de coopération avec Israël suivant l’idée simple que ce qui affaiblit Israël, affaiblit l’occident et que ce qui affaiblit le transport maritime, affaiblit le commerce international et donc les économies occidentales.

 

Imaginons une seconde qu’un nouveau régime en Egypte s’assure une manne financière plus importante au niveau du canal de Suez. Imaginons une seconde que l’Egypte décide de faire pression sur Israël pour que celui-ci renonce à ses colonies…

 

Les Egyptiens - et nous avec eux- , découvrent toute l’imposture de ce général-président pas plus humain que le chef de la junte birmane finalement, placé au pouvoir pour garantir le passage pour pas cher, des cargos, pétroliers et autres porte-conteneurs dans le canal de Suez et pour coopérer avec Israël afin de spolier les palestiniens.

 

Si la révolution réussit et qu’un régime démocratique authentique et indépendant atteint le pouvoir, les égyptiens vont se poser les questions qui fâchent.

 

Avec le canal de Suez par lequel transite un quart du commerce mondial, avec des dizaines de millions de touristes par an comment ce pays peut-il rester aussi pauvre et ne pas profiter d’un essor économique qui lui a fait défaut jusqu’ici ?

 

Pourquoi les occidentaux qui se prétendent nos amis, nous ont laissé sous le joug d'oppresseurs et leur fournissait de quoi nous réprimer, nous emprisonner, nous torturer?

 

La vérité anéantit les menteurs qui la dissimulaient, blesse les innocents qui l'ignoraient et brise les comparses qui se taisaient.

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 30 janvier 7 30 /01 /Jan 16:53

Hortefeux et MAM forment les CRS égyptiens en décembre 2010: un mois après, cent morts!

 

La situation en Egypte n'en finit plus de se dégrader. Une véritable révolution est en marche. A la différence de la Tunisie, les enjeux géopolitiques sont tels que le peuple égyptien risque de payer très cher son soulèvement. Alors encourageons-le à tenir.

 

L'Egypte, ce n'est pas seulement le pays des pyramides et l'un des grands berceaux des civilisations, c'est aussi le pays qui abrite le canal de Suez et sa fontière commune avec Israël et la Bande de Gaza en fait un pays clé pour les occidentaux. Si le canal de Suez n'était plus contrôlé par l'occident à travers un président égyptien docile, c'en serait fini du commerce international !

 

Les américains sont à la manoeuvre dans la révolution égyptienne. Certes, ils verraient bien Moubarak dégager mais pour eux la stabilité n'a pas de prix. Un gouvernement hostile aux occidentaux est inacceptable. L'arrivée de Souleiman pour prendre la place de Moubarak dans un laps de temps indéfini est certainement l'idée qui a eu leur agrément à moins qu'elle ne vienne d'eux!

 

Et la France dans tout ça?

 

La politique étrangère française est encore plus à la peine avec l'Egypte. Depuis l'arrivée de Sarkozy et des néoconservateurs français au pouvoir,  elle avait décidé que Moubarak tout comme Ben Ali était immortel tant les choses paraissaient acquises. Après tout, pour la diplomatie française, Moubarak jouait le jeu avec Israël, était un fidèle ami des Etats-Unis et de l'occident, tenait son pays face aux islamistes et ouvrait en grand ses portes aux tours operators français.

 

Moubarak paraissait si immortel et indéboulonnable que pour la France, son maintien au pouvoir passait par une aide technique. La France, ce pays généreux, amoureux de la liberté et soucieux de l'épanouissement des peuple, avait participé à la formation des policiers égyptiens chargés de contenir les foules et de réprimer les manifestations. Cela se passait en décembre 2010, il y a tout juste six semaines!

 

Vous imaginez la formation. 1er jour : " du bon usage de ma matraque" - 2ème jour:  "dégommer des manifestants au  flash-ball ". 3ème jour: "combat de rue"  4ème jour :"déontologie du passage à tabac" ....etc.

 

On comprend donc pourquoi, Michel Alliot-Marie a proposé à la Tunisie l'aide de la France en matière de maintien de l'ordre. Voilà l'histoire. En décembre, elle passe ses vacances de Noël en Tunisie avec les petits privilèges dus à son rang et son amitié pour Ben Ali. Elle est hébergée dans une suite de l'hôtel Phenicia de Hammamet à 10.000€ la semaine.

 

 

Tout se passe si bien qu'elle est la première surprise d'apprendre que le peuple tunisien se révolte. Alors l'ancienne ministre de l'intérieur qu'elle est, se rappelle que la France propose des formations sur le plan policier, que les égyptiens sont contents de leur stage de décembre en France.

 

A l'assemblée nationale, elle minimise les évènements en affirmant que la France va aider le peuple la police tunisienne grâce à son savoir-faire. C'est terrible d'apprendre ça.

 

 

Eh oui! Aujourd'hui, l'un des grands savoir-faire de la France, c'est la répression policière. Jusqu'ici, je croyais que c'était la haute-couture, le vin, la gastronomie, la plongée sous-marine, le nucléaire et le TGV!

 

Hortefeux aussi ne doit pas trop savoir où se mettre. A la demande de MAM, il forme les "CRS" égyptiens. Application pratique in vivo sur place au Caire, à Suez et ailleurs en Egypte: cent morts juqu'à aujourd'hui.

 

 

sources: Rue 89, Le Post , Le Canard Enchaîné,

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 janvier 5 28 /01 /Jan 18:17

Le journaliste Paul Moreira vient de lâcher une bombe sur son blog. D’ailleurs à lire les réactions outragées des lecteurs, le débat risque de s’étendre. Les informations ne sont pas vérifiées mais tout de même, des questions se posent. Ces rafales que le Brésil devait acheter à la France en 2010, pourquoi ne sont-ils toujours pas vendus deux ans après ?

 

En s’appuyant sur des informations de la presse brésilienne, Paul Moreira avance une information qui pourrait faire beaucoup de bruit si elle était reprise par la grande presse nationale en France. Une information à considérer comme une hypothèse plausible.

En plus, les informations de la presse brésilienne n’ont pas été démenties par la présidence brésilienne. Pourtant, elles mettent en cause Nicolas Sarkozy.

 

Rappelez-vous, Sarkozy avait annoncé en septembre 2009, l'achat par les brésiliens de 36 avions « Rafales » pour un total de six milliards d’Euros.

 

Sarkozy en tirait une immense fierté, rappelez-vous. 

 

 

 

 

La décision de Lula était politique : s’affranchir des américains sur le plan de l’armement.

 

Tout était donc bien parti pour que les avions français soient achetés prochainement. Et puis, petit à petit, la presse faisait part de certaines réticences à propos des avions français. Réticences mises sur le compte de pressions américaines sur le Brésil…

 

En fait, si on suit la presse brésilienne de ces jours-ci, les réticences sont politiques et concernent l’attitude de Nicolas Sarkozy lui-même.

 

Lula reproche à Sarkozy de l’avoir lâché sur le dossier du nucléaire iranien.

 

En effet, grâce à ses relations avec la Turquie, Lula espérait que l’Iran accepterait que son uranium soit enrichi en Turquie sous le contrôle de l’AIEA. La solution avait reçu l’agrément de l’Iran et de la Turquie. La France avait, parait-il, donné des gages pour ne pas faire capoter cette solution qui devait éviter des sanctions contre l’Iran. C’était la teneur des discussions entre Lula et Sarkozy à Madrid en 2010, lors du sommet Amérique du Sud-Europe-Caraïbes.

Or, la France vota pour des sanctions renforcées contre l’Iran.

 

Lula l’aurait très mal pris et aurait décidé de changer d’avis sur le Rafale sans fermer totalement la porte… Les tergiversations sont telles que la présidente brésilienne rendra sa décision fin 2011.

 

Juste avant la campagne présidentielle française…

 

 

 

 

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : actus, en générale
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 21 janvier 5 21 /01 /Jan 23:54

Nicolas Sarkozy et tout son gouvernement ont vraiment du souci à se faire.

 

Sur le plan économique ça ne va pas fort du tout, la pauvreté gagne du terrain, la délinquance est toujours préoccupante et le gouvernement n'a pas fait le lien entre les deux.

Il paraît que penser qu'être pauvre, ça augmente le risque de plonger dans la délinquance, c'est être angélique! Les c....!

 

Ces derniers temps, la déconvenue est totale en politique étrangère. Echec de la libération de deux jeunes otages français finalement tués.

 

Echec en Tunisie.

 

Le gouvernement français et les spécialistes de l'Elysée n'avaient rien vu venir. Les pauvres étaient tellement habitués aux cadeaux du dictateur, aux contrats mirobolants réservés aux amis français, qu'ils n'ont pas compris que le peuple se soulevait. Le peuple? Quel horreur!

 

La démocratie c'est le pouvoir du peuple d'en haut, les autres ne sont bons qu'à bosser!

Non seulement ils n'ont pas compris très vite mais, en plus, quand la lumière a filtré dans leurs cerveaux embrumés de certitudes néoconservatrices, Ben Ali était déjà en train d'organiser son départ. Subitement!

 

On dit aujourd'hui que le départ de Ben Ali a été précipité par le refus de l'armée de tirer et réprimer les manifestants.

Il se dit que le chef d'état major avait été limogé pour ce refus et q'il a reçu un coup de fil l'invitant à tenir le choc et garder l'armée en dehors de tout ça.

 

Et vous savez qui aurait donné ce coup de fil?

 

Hillary Clinton en personne.

 

Donc, au moment où Alliot-Marie paradait à l'Assemblée nationale avec ses airs martiaux et proposait l'aide technique et policière à la police de Ben Ali, Hillary Clinton témoignait du soutien des Etats-Unis à l'armée tunisienne pour qu'elle ne participe pas au massacre.

 

Une ministre des affaires étrangères peut en cacher une autre....

 

Les Etats-Unis de Barak Obama ont en réalité court-circuité, le stratagème prévu par Ben Ali pour reprendre la main et court-circuité par la même occasion le gouvernement français.

 

Explications

 

Ben Ali avait décidé de quitter le pays pour mieux y revenir. Il espérait que l'armée s'impliquerait dans le maintien de l'ordre et sa femme avait chargé certains de ses partisans d'organiser le chaos au sein de milices armées, histoire de jouer le retour de l'homme providentiel qui va sauver la Tunisie de "la guerre civile". Les milices se sont mises à tout casser, la population s'est organisée mais en l'absence d'un retour de Ben Ali, elles se sont retrouvées piégées.

 

Des sources tunisiennes affirment que les Etats-Unis ont fait pression sur Malte puis sur le gouvernement français pour qu'ils n'accueillent pas Ben Ali. Déjà une partie de la famille du tyran venait d'arriver à Paris, des rumeurs annonçaient son arrivée dans la foulée.

 

Malte était très proche de la Tunisie et pouvait servir de base arrière pour rassembler les partisans du clan Ben Ali et organiser le retour du tyran. A Paris, Ben Ali comptait mobiliser les médias internationaux avec l'aide de ses soutiens en France au sein de l'élite française.

Il est possible que ce plan ait trouvé une approbation tacite de l'Elysée. Ainsi, cela expliquerait le difficile virage de l'attitude française et la réaction froide à l'annonce que la révolution tunisienne avait vaincu le despote. Le gouvernement français prenait acte (sic) des changements... En réalité, Obama lui avait forcé la main...

 

Après avoir convaincu les français, les Etats-Unis se sont arrangés pour que Ben Ali trouve refuge en Arabie Séoudite, foutant par terre son plan de reconquête. Les Etats-Unis ont exigé la neutralité de l'armée et des ministres de Ben Ali sans quoi, ils auraient envisagé des sanctions (gel des avoirs, fin de la coopération..etc).

 

Le ministre des affaires étrangères et le chef d'état-major des armées ont donc approuvé l'idée de Ben Ali de partir, l'ont invité  le faire sans attendre et, une fois assurés par les américains que Ben Ali ne reviendrait pas,les responsables tunisiens se sont empressés d'annoncer qu'il renonçait au pouvoir...

 

Le but des Etats-Unis: que l'ordre revienne au plus vite dans une démocratie apaisée n'ayant que très peu goûté à la violence révolutionnaire et restant favorable à l'occident.

 

Sarkozy doit en être malade...

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : Tel est le monde !
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés